+ Sr Denise Christiaenssens
Ermite de la croix o.f.s.


Ermite laique consacrée
par voeux publics
  mère et grand-mère.

Dans le diocèse de Rimouski..  Qc.Canada

ermite franciscaine consacrée par voeux  public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous l'obéissance de Mgr Pierre André Fournier et amis de ma famille. 
et ami de ma famille depuis quelques années

Je suis une ermite franciscaine qui a été mariée, séparée, divorcée et mon mariage a été déclarer Nul et Invalide, , et je suis aussi mère et grand-mère. J'ai 2 fils et 3 petits fils.

-Ma consécration est pour:
- Ma famille- et les membres o.f.s.- mes amis (es)
- Mes Fils spirituels
- Mes prêtres vivants ou décèdés du monde
- Toute personne qui fait une demande soit en personne ou @, ou Skype et Nsm



DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À DEVENIR PRÊTRE?

LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE

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Titre de la série :
Les Trois äges de la vie Intérieure
Titre de la page:

Tome II-Partie-5-Chapitre 3
Les paroles surnaturelles
et les touches divines

Nom de l'auteur:
P. Garrigou-Lagrange.o.p.
Tome II-Partie-5-Chapitre 3
Les paroles surnaturelles  et les touches divines
Les paroles surnaturelles sont des manifestations de la pensée de Dieu qui se font entendre, soit aux sens extérieurs, soit aux sens intérieurs, soit immédiatement à l'intelligence.


Les diverses sortes de paroles surnaturelles

La parole surnaturelle. auriculaire est une vibration formée dans l'air par le ministère des anges. Ainsi, comme le rapporte saint Luc, 1, 19, Zacharie entendit l'ange Gabriel lui parler. Le mème ange Gabriel dit à Marie : « Je vous salue, pleine de grâce » (Luc, 1, 28). — Ces paroles, aussi bien que les visions corporelles, sont sujettes aux illusions; il faut leur appliquer les mêmes règles pour discerner celles qui sont d'origine divine.

Les paroles surnaturelles imaginaires se font entendre à l'imagination, soit à l'état de veille, soit pendant le sommeil. Elles semblent parfois venir du ciel, d'autres foison dirait qu'elles viennent du plus intime du coeur. Elles sont parfaitement distinctes bien qu'on ne les ent entende fpacas par les oreilles du corps (1). Elles ne s'oubli pas facilement; celles surtout qui renferment une prophétie restent gravées dans la mémoire (2). Pour en retrouver l'énoncé exact, il est parfois nécessaire que la personne qui les a entendues se recueille, se mette en oraison; et elle peut ainsi écarter la moindre variante.

On peut distinguer ces paroles surnaturelles de ceiles de notre esprit en ceci qu'on ne les entend pas à volonté et en ce qu'elles sont paroles et oeuvres en même temps; par exemple, lorsqu'elles nous reprennent de nos fautes, elles changent aussitôt nos dispositions intérieures et nous rendent capables de tout entreprendre pour le service de Dieu (3). Il est alors facile de les discerner (4)

Si des paroles imaginaires viennent du démon, non seulement elles ne produisent pas de bons effets, mais en produisent de mauvais, l'âme reste dans u l'inquiétude, le trouble, l'effroi, le dégoût, et, s'il y a quelque plaisir sensible, il est fort différent de la paix divine (5). Ces paroles ressemblent aux précédentes comme la verroterie imite le diamant. Il est souvent assez facile de s'en apercevoir aussitôt

Les paroles intellectuelles se font entendre directement à l'intelligence, sans intermédiaire des sens ou de l'imagination, à la manière dont les anges se communiquent leurs pensées à volonté. Elles supposent une lu stanmite ère divine et la coordination d'idées acquises préexis,

parfois des idées infuses (6). Comme le dit sainte Thérèse,« c'est un parler sans paroles, qui est la langue de la patrie (7). »

Les théologiens enseignent, avec saint Jean de la Croix, que ces paroles intellectuelles sont soit successives, soit formelles, soit substantielles (8). Nous résumerons ici cet enseignement.

Les paroles intellectuelles successives ne se produisent que dans l'état de recueillement. Elles proviennent de notre esprit éclairé par le Saint-Esprit, et cela avec tant de facilité et avec des vues si nouvelles que l'entendement ne peut se figurer que cela vient de son propre fonds (9).

Ces paroles successives sont sujettes à l'illusion, car l'esprit, qui au début suivait uniquement la vérité, peut dévier et même gravement, d'autant que le démon cherche à s'insinuer en ces paroles successives, surtout chez les personnes qui y sont attachées. A plus forte raison agit-il ainsi avec ceux qui se sont liés à lui par un acte tacite ou formel, avec les hérétiques qui s'obstinent et surtout avec les hérésiarques (10).

Les paroles successives viennent de Dieu quand elles produisent dans l'âme simultanément une augmentation de charité et d'humilité; mais il est parfois difficile de bien discerner l'amour surnaturel d'un certain amour naturel, et la véritable humilité de la pusillanimité. Aussi il est malaisé de reconnaître l'origine divine de ces paroles successives (11). Il ne faut pas les désirer, la foi obscure leur est bien supérieure (12).

Les paroles intellectuelles formelles sont ainsi appelées « parce que l'esprit connaît formellement qu'elles sont proférées par un autre sans qu'il y contribue en rien... et il peut les entendre en dehors de tout recueillement, en étant même très loin de songer à ce qui est dit (13) ». Elles sont très différentes des précédentes et parfois très précises; c'est ainsi que Daniel nous dit qu'un ange parlait en lui (Dan., ix, 22). Le Seigneur porte parfois de cette façon à de grandes choses tout en laissant subsister une certaine répugnance à accomplir l'ordre divin (Exode, In, 4). S'il inspire, au contraire, des choses humiliantes, il donne plus de facilité pour les accomplir 14).

En elles-mêmes ces paroles intellectuelles formelles sont exemptes d'illusion, puisque l'entendement n'y met rien de son fonds et que le démon ne peut pas agir immédiement sur l'intelligence (15). Cependant on peut prendre ses artifices pour des paroles de Dieu, en confondant ce qui touche immédiatement l'intelligence avec ce qui a lieu dans l'imagination. « Aussi, dit saint Jean de la Croix (16), il ne faut pas traduire aussitôt en acte ce que disent ces paroles intérieures formelles, ni les tenir en estime, quelle que soit leur origine. Ce qui est indispensable, c'est de les faire connaître à un confesseur expérimenté ou à une personne discrète et instruite... Si la personne experte fait défaut, qu'on garde de ces paroles ce qu'elles peuvent avoir de substantiel et de sûr, négligeant le reste et n'en parlant à personne pour ne pas rencontrer

un conseiller qui ferait à l'âme plus de mal que de bien. Il ne faut pas qu'une âme se mette à la merci de n'importe qui, car le fait d'agir judicieusement ou de se tromper en pareille matière est de première importance. »

Les paroles intellectuelles substantielles sont des paroles formelles qui réalisent aussitôt ce qu'elles énon­cent; « par exemple, lisons-nous dans la Montée du Carmel, 1. II, ch. xxix, Dieu dit formellement à une âme : Sois bonne, et à l'instant elle le devient. Ou bien il dit : Aime, moi, et aussitôt elle possède et éprouve en soi le véritable amour de Dieu. Ou encore il dit : Ne crains rien, et au même moment là force et la paix descendent dans l'âme... Ainsi Dieu dit à Abraham : Marche en ma présence et sois parfait ! (Gen., xvn, 1), et dès ce moment la perfection lui fut donnée, et il marcha toujours dans le respect de Dieu... Une seule de ces paroles opère plus de bien en une fois que n'en produit l'effort de toute une vie. Quand l'âme reçoit de telles paroles, elle n'a qu'à s'abandonner; inutile de les désirer ou de ne pas les désirer, car rien n'est à repousser, rien à craindre. L'âme ne doit même pas chercher à réaliser ce qui est dit, car Dieu ne prononce jamais des paroles substantielles pour qu'on les traduise en actes; il en opère l'effet lui-même, ce qui les distingue des successives et des formelles... L'illusion ici n'est pas à craindre, ni l'entendement ni le démon ne sauraient s'entremettre en cela... Les paroles substantielles sont donc un puissant moyen d'union avec Dieu.... Heureuses les âmes à qui Dieu les adresse ». Ces paroles de Dieu sont des flammes dans les âmes purifiées (17).

Les louches divines

Il reste à parler d'un quatrième genre de faveurs qui accompagne « fréquemment (18) » la contemplation infuse élevée : ce sont « les touches divines » imprimées dans la volonté et qui ont « leur retentissement sur l'intelligence... ; elles donnent ainsi une pénétration intellectuelle très élevée et très savoureuse de Dieu (19) ». Par là, ces touches se rattachent à « la contemplation particulière distincte (20) ». Elles ne dépendent pas de l'activité de l'âme, ni de ses méditations, bien qu'elle se mette ainsi dans de bonnes dispositions.

Ces touches divines sont parfois si profondes et intenses qu'elles semblent imprimées « en la substance même de l'âme ».

Comment faut-il l'entendre?

Il est tout d'abord certain que Dieu conserve la substance même de l'âme dans l'existence par un contact virtuel qui est la création continuée (21). Il y produit aussi, y conserve et y augmente la grâce sanctifiante, d'où dérivent les vertus infuses et les dons (22)• Il meut encore nos facultés, soit en leur proposant un objet, soit en les appliquant à l'exercice de leurs actes, et cela ab infus, du dedans (23).

La touche divine dont nous parlons est une motion surnaturelle de ce genre, mais des plus profondes; elle s'exerce sur le fond même de la volonté et de l'intellect là les facultés s'enracinent dans la substance de l'âme, où ces d'où elles émanent 24).

Louis de Blois, en expliquant ce que Tauler appelle le fond de l'âme, nous dit que c'est l'origine ou la racine des facultés supérieures, « virium illarum est origo (25) ». Notre volonté, en effet, est d'une profondeur en quelque sorte infinie en ce sens que Dieu seul peut la remplir; les biens créés ne peuvent, à cause de cela, exercer sur elle un attrait invincible; elle est libre de les aimer ou non ; seul Dieu vu face à face l'attire infailliblement et la captive jusqu'en la source de ses énergies (26).

C'est sur ce fond de la volonté et de l'intelligence que s'exercent les touches divines dites substantielles (27). La substance même de l'âme ne peut opérer, sentir, percevoir, aimer que par ses facultés; c'est pour cela qu'elle les a reçues, et elle diffère en cela de la substance divine, qui seule, en tant qu'Acte pur, est immédiatement opérante par elle-même sans avoir besoin de facultés (28). Mais Dieu, plus intime à l'âme qu'elle-même en tant qu'il lui conserve l'existence, peut loucher et mouvoir du dedans le fond même des facultés, par un contact, non pas spatial, mais spirituel (coniaclus virlulis, non quanlilativus), qui se révèle comme divin. Ainsi Dieu meut intime­ment l'âme aux actes les plus profonds, auxquels elle ne pourrait se porter elle-même.

On voit dès lors pourquoi saint Jean de la Croix (29) dit à ce sujet : « Rien n'est plus propre à dissiper ces connaissances délicates que l'intervention de l'esprit naturel. Comme il s'agit d'une savoureuse intelligence surnaturelle, inutile de chercher à la comprendre activement; cela est impossible. L'entendement n'a qu'à l'accepter. Si, au contraire, il cherche à la provoquer ou s'il en a le désir, il arrive que ce qu'il conçoit vient de lui et par là il donne au démon l'occasion de lui présenter des contre­façons. ... L'acceptation passive dans l'humilité est donc ce qui s'impose à l'âme; Dieu dispense ces faveurs selon son bon plaisir, et c'est l'âme humble et détachée de tout qui a ses préférences. En agissant ainsi, aucune interruption ne se produit dans le progrès de l'âme, et de telles connaissances sont des plus efficaces pour l'accentuer. Ce sont déjà des touches d'union servant à unir passivement l'âme à Dieu. »

Cette action toute intime de Dieu « sur le fond de l'âme » est ce à quoi tout aboutit et, en un sens, c'est par là que tout a commencé, sans que nous en ayons eu conscience. Cette influence du Saint-Esprit sur le fond de l'âme, où il a produit, où il conserve et augmente la gr iâce sanctifiante, précède en effet, sans que nous y prenons garde, celle « sur les facultés »; et finalement l'âme tout à fait purifiée la ressent au plus intime d'elle-même, lorsqu'elle a fini par entrer dans ce sanctuaire où Dieu habite et opère dès l'instant de la justification. C'est pourvoi les grands mystiques ont tant parlé de ce fond de l'âme, et de cette action « substantielle » de Dieu, de laquelle tout part, et à laquelle tout aboutit, lorsque l'âme revient à son principe (30).

C'est comme un baiser spirituel du Christ, Époux des âmes, imprimé au fond de la volonté, qui lui répond avec le plus ardent amour : « Mon bien-aimé est à moi, et moi je suis à lui. » Cette touche divine est assez fréquente dans l'union transformante ou mariage spirituel.

On voit que cette faveur de la touche divine, comme bien des paroles substantielles, est directement ordonnée à la sanctification de la personne qui la reçoit. Elle se distingue pourtant de la contemplation infuse ou de l'état mystique, qu'elle accompagne parfois. La contemplation infuse et obscure continue, en effet, alors que ces touches, qui sont transitoires, ont cessé. Il reste qu'elles sont très sanctifiantes et qu'on peut les désirer plus ou moins explicitement avec l'union intime qu'elles produisent, mais ce désir doit être très humble et surnaturel (31).

Ce qu'il faut éviter, c'est de confondre l'étal mystique (contemplation infuse prolongée et union à Dieu qui en résulte) avec les faits extraordinaires notablement distincts de l'union. Il ne faut pas non plus diminuer l'état mystique en le confondant avec la méditation affective simplifiée et fervente, qui est acquise et non infuse. L'état mystique ou passif et infus commence avec le recueillement passif et l'oraison de quiétude décrits par sainte Thérèse dans la Ive Demeure. Il ne faut pas non plus mettre un abîme entre cet état mystique initial et l'union transformante décrite dans la Vile Demeure; seule cette dernière est ici-bas le point culminant du développement de la grâce, des vertus et des dons, et la disposition immédiate à recevoir la vision béatifique à laquelle nous sommes tous appelés.


RÉFÉRENCES

— (I) SAINTE TIléFd;SE, Autobiographie, eh. /Liv.
— (2) Ibid.
— (3) Ibid.
— (4) Ibid.
— (5) SAINTE TIle,RÈSI.:, AlltnbiOgraph2ie, ch. arr. — S. Titomfr. 's, P, q. III, a. 1, 3, et q. ''4; P IP°, q. , 3.
— (6 ) Cf. S. Ttiomns , q. 107, a . 1. Commentaire de Cajetan.
— (7 ) Autobiographie, ch. xxvii.
— (8 ) La Montée du Carmel, 1. 11, ch. 'nu à aux.
— (9 ) Ibid., ch. xxvai.
— (10) Ibid., ch. xxvii.
— (11) Ibid.
— (12) Ibid.
— (13 ) La Montée du Carmel, 1.11, eh. xxvill.
— (14) Ibid.
— (15) Cf. S. THOMAS, l', q. 11a.et 3; q. t/i,3,; 1'q. 80, a . 1, 2, 3. - Cf. CARD. BOISA De Diseretione Spirituum, ch. xvii.
— (16 ) La Montée, 1.11, ch.
— (17) Sem JIL1.11 Dlt LA CROIX, Vive Flamme d'amour, 1" str., vers i.
— (18) La Montée du Carmel, 1. Il, ch xxx.
— (19) Ibid.
—(20) Ibid.
— (21) Cf. S. THOMAS,, 1«, q 8, a . 1, 2, 3; q. 43, a . 3; ( 1.104, a . i et 2: q. 105, a .3 et 4
— (22) 1' 11", q. Io, a. 3 et 4.
— (23) l Il", q. g, a. 4 ; q. Io, a. 1, 2, 4•
— (24) Cf. S. Triomts, P IP•, q.1! 3, a . 8, et De Veritate, q. 28, a . 3.
— (25)) Institua° spiritualis, ch. iii.
— (26) S. Thomas, l• q. 'o, a. a.
— (27) La Montée du Carmel, 1.11, ch. axa. — WALLGORNERA. Theol. myst. S. 'fief:rme, q. 3, (lisp. 5, a . g, n" ,, 3, 4.
— (28) Cf. S. Tuomns, q. 54, a . I : Utrum intelligere angeli sit sua substantia cf. ibid., a. 2, 3; q. 77, a . , et a.
— (29) La Montée du Carmel, 1. II, ch. max. — Item, Nuit obscure, 1. Il, ch. zain, et Vive Flamme, a' str., vers 3.
— (30) Le fond de I iiine est appelé aussi parfois la cime de l'esprit, lorsqu'on considère les choses sensibles, non pas seulement comme extérieures à n'Irae, niais comme très inférieures à elle.
— (31) Dans la Montée du Carmel, I. 11, ch. xxiv, Il est dit des u touches qui sont si vives et si habtes qu'elles pénètrent la substance de l'âme » : « Elles ont une saveur de vie éternelle. Pour les autres perceptions, nous avons dit que l'âme doit s'en abstraire, mais ce devoir cesse devant celles-ci puisqu'elles sont des manifestations de celte union à laquelle nous nous effor­çons de conduire l'âpre. Tout ce que nous avons enseigné au sujet du dépouillement a cette unicn pour but. »

Attention il faut absolument que vous suivez les chiffres sinon vous allez perdre le sens du livre
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