Tome II-Partie- 5- Chapitre 5
Différences entre ces faits divins extraordinaires et les phénomèrmes morbides
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Les faits extraordinaires dont nous venons de parler, notamment la stigmatisation, la lévitation, etc., qui accompagnent parfois l'extase sont si bien constatés que les positivistes ne peuvent nier leur existence, mais ils s'efforcent de les assimiler à certains phénomènes morbides provenant de psycho-névroses, surtout de l'hystérie.
Il est sûr que les saints sont sujets, comme les autres hommes, à la maladie; mais il s'agit de savoir si, malgré leurs maladies, ils sont, au point de vue mental, sains et bien équilibrés (I)
Nous noterons ici, comme bien des psychologues et des théologiens l'ont déjà fait, les différences :
1° du côté du sujet;
2° du côté des phénomènes;
3° du côté des effets. Et après ces remarques générales, nous indiquerons par quelque exemple comment procéder à l'examen de certains faits particuliers.
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.Différences du côté du sujet
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Les malades atteints de psycho-névroses sont des déséquilibrés au point de vue mental, tandis que les vrais mystiques et extatiques manifestent un parfait équilibre moral.
Le Dr, E. Régis (2) caractérise ainsi la mentalité des hystériques :
« Beaucoup d'hystériques ont un état mental à part, facilement reconnaissable. Dès le jeune âge, les futures hystériques — car nous parlons surtout ici des hystériques du sexe féminin — se font remarquer par des caractères particuliers. Ce sont, pour la plupart, des jeunes filles d'une grande vivacité intellectuelle, précoces à l'excès, impressionnables, coquettes, cherchant à fixer sur elles l'attention, habiles à feindre et à mentir, sujettes, en outre, aux terreurs nocturnes, aux rêves, aux cauchemars. L'hystérie une fois établie, l'état mental et moral de ses tributaires se caractérise principalement du côté de l'intelligence par une mobilité excessive, qui fait que les malades n'ont aucun esprit de suite, aucune idée arrêtée;... elles sont absolument hors d'état de mener à bien une chose sérieuse. Avec cela une tendance très manifeste à la contradiction, à la controverse, aux idées paradoxales... comme aussi à l'imitation, à la suggestion, à l'auto-suggestion. Moralement, l'état est le même : caractère bizarre, capricieux, fantasque, mobile à l'excès;... duplicité, mensonge, habileté à simuler, à tromper, à inventer; propension brusque et intempestive aux actes les plus pervers, comme aux actions de bravoure et d'éclat les plus méritoires; besoin constant de se donner en spectacle, etc. » Puis viennent les idées fixes subconscientes, les hallucinations même en dehors de tout délire proprement dit, les attaques avec délire, enfin la dégénérescence et la folie.
On voit que le déséquilibre mental s'accentue de plus en plus, l'intelligence dirige de moins en moins la conduite, la mémoire se désagrège parfois au point que le malade croit avoir deux personnalités; bientôt il ne reste plus dans l'esprit qu'un petit nombre d'idées fixes; de là un certain monoïdéisme voisin de la folie.
Avec la diminution de l'intelligence, on constate celle de la volonté, les émotions prennent le dessus, peu à peu la personnalité disparaît, le caprice domine (3).
On constate, au contraire, chez les vrais mystiques et extatiques, que leur intelligence s'agrandit par leur conaissance de Dieu, des perfections divines, des dogmes de foi, comme aussi par la connaissance profonde d'eux- mêmes; ils disent qu'en quelques instants de contemplation il leur arrive d'apprendre plus de choses que par la lecture de tous les livres sur la vie intérieure; en ces moments ils reçoivent une lumière supérieure qui leur fait entrevoir comme une synthèse supérieure de tout ce qu'ils connaissaient déjà, et une synthèse vivante, lumineuse, qui suscite l'élan de la volonté et leur fait entreprendre et réaliser de grandes choses avec un esprit de suite admirable, malgré d'incroyables difficultés. C'est ce que l'on remarque, par exemple, dans la vie d'une sainte Catherine de Sienne ou d'une sainte Thérèse.
Avec cela, ces vrais mystiques sont humbles, charitables, soumis à la volonté divine au milieu même de grandes épreuves. On voit en eux la connexion et l'harmonie des vertus même les plus différentes, et au-dessus de tout un amour de Dieu et du prochain et une sâgesse qui leur donnent une paix, une sérénité admirable. C'est à proprement parler l'inverse de l'agitation passionnée et de l'inconstance des hystériques. On le voit par le travail fourni par eux pour mener à bien une entreprise difficile; on le voit aussi par leur persévérance dans le bien, par l'amour constant de la vérité uni à la réserve et à l'humilité.
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Différences du côté des phénomènes
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Il n'y a pas moins de différence entre la véritable extase et ce qu'on a appelé l'extase hystérique. Il suffit d'avoir assisté une ou deux fois à cette dernière dans les hôpitaux pour voir qu'il n'y a entre les deux absolument aucune ressemblance.
Dans les attaques d'hystérie, comme le dit le D' E. Régis (4). il y a un délire de rêve, à caractère nettement hallucinatoire ou à caractère de souvenirs ou de récits monologués. Au fond, il s'agit d'un même délire, mais répondant à des degrés différents de profondeur de rêve.
— La première phase de la crise ressemble à une légère attaque d'épilepsie, mais s'en distingue par la sen
sation d'une boule qui monte à la gorge, c'est une impression d'étouffement qui provient du gonflement de la gorge.
— La seconde phase consiste en des gestes désordonnés, des contorsions de tout le corps, notamment en arc de cercle.
— La troisième est celle des altitudes passionnelles de frayeur, de jalousie, de lubricité en rapport avec l'image obsédante.
— La crise finit par des accès de pleurs ou de rires, c'est la détente ; et au sortir de ces crises les sujets sont littéralement épuisés.
Bref, il y a différentes phases épileptoïde, clownique, plastique et passionnelle (dite extase hystérique), et la fin de la crise dans l'épuisement du corps, l'hébétement, l'effondrement de tout l'être.
Dans la véritable extase, au contraire, il n'y a point de convulsions, d'agitation violente, d'attitudes passionnelles, de frayeur, de jalousie, etc.; c'est le calme, le ravissement d'une âme profondément unie à Dieu par un de ces recueillements passifs que Dieu seul peut donner et qui dépasse considérablement celui qui procède de notre effort personnel de concentration. Il n'y a absolument aucun rapport entre l'extase dite hystérique et celle , par exemple, de Bernadette au moment des apparitions de Lourdes . Ici il n'y a aucune excitation morbide, pas d'agitation étrange, de délectation toute physique suivie de dépression. C'est le mouvement de tout l'être, âme et corps, vers l'objet divin apparu dans l'imagination ou l'intelligence. La fin de l'extase est le retour à l'état naturel d'une façon calme, avec le simple regret de la disparition de la vision céleste et de la joie toute spirituelle qu'elle donnait. Sainte Thérèse note même, en son Autobiographie, ch. xviti et xx, que cet état, qui devrait affaiblir le corps, lui donne au contraire de nouvelles forces.
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Différences du côté des effets
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Elles sont de plus en plus marquées. Chez les hystériques, lorsque les crises se multiplient, le déséquilibre augmente et avec lui la dissimulation, le mensonge, l'abrutissement, la lascivité, finalement la sensibilité capricieuse domine tout à fait l'intelligence et la volonté. S'il y a monoïdéisme, c'est par désorganisation, par désagrégation de la personnalité et confusion mentale qui conduit à la folie.
Chez les vrais mystiques et les extatiques, il y a au contraire un développement croissant de l'intelligence des choses divines, de celles de la vie intérieure, de la vie de l'Église, de tout ce qui touche au salut ou à la perte des âmes, et un accroissement constant d'amour de Dieu et de dévouement au prochain, comme le montrent les oeuvres qu'ils entreprennent et que souvent ils mènent à bonne fin, à tel point que les fondations qu'on leur doit durent des siècles.
Saint François d'Assise, le stigmatisé de l'Alverne, fonde au X IIIe siècle un Ordre religieux qui aujourd'hui encore est des plus nombreux. Saint Thomas d'Aquin, pendant ses extases, dictait des chapitres entiers sur le mystère de la Sainte Trinité et voyait d'en haut toute la synthèse de la science théologique.
Sainte Catherine de Sienne, morte à trente-deux ans, et qui pendant longtemps ne savait ni lire ni écrire, joua un rôle des plus importants dans les affaires du temps, et en particulier dans le retour des Papes à Rome.
Sainte Thérèse, avant de mourir, avait fondé, malgré de nombreuses oppositions, seize couvents de femmes et quatorze d'hommes.
S'il y a chez les hystériques monoïdéisme par appauvrissement, par exemple l'idée fixe du suicide, chez les vrais mystiques il y a une grande idée qui se subordonne toutes les autres en une harmonie parfaite, la pensée de Dieu, de son immense bonté pour nous et la conviction profonde et rayonnante que nous devons répondre à son amour.
Ce n'est pas la désorganisation des éléments de la personnalité; c'est leur parfaite subordination selon l'ordre même de la charité : Dieu aimé par-dessus tout, puis les âmes à sauver. C'est pourquoi, même au point de vue humain, comme l'ont reconnu plusieurs psychologues incroyants, les saints sont de grands organisateurs. Bien que M. de Montmorand n'ait point la foi, il écrit à ce sujet, dans son livre Psychologie des mystiques, 1920, pp. 20-21 : « Les vrais mystiques sont gens de pratique et d'action, non de raisonnement et de théorie. Ils ont le sens de l'organisation, le don du commandement et se révèlent très bien doués pour les affaires. Les oeuvres qu'ils fondent sont viables et durables; ils font preuve, dans la conception et la conduite de leurs entreprises, de prudence et de hardiesse et de cette juste appréciation des possibilités qui caractérise le bon sens. Et de fait, le bon sens paraît être leur maîtresse pièce : un bon sens que ne trouble aucune exaltation maladive, aucune imagination désordonnée, et auquel s'ajoute la plus rare puissance de pénétration. » C'est ce que nous voyons chez saint Paul, saint Augustin, saint Bernard, saint Dominique, saint François d'Assise, saint Thomas d'Aquin, saint Bonaventure, sainte Thérèse, saint François d'Assise et tant d'autres. Voir 11. Bergson, Les Deux sources de la morale et de la religion, 1932, pp. 228, 235, 256.
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Examen de quelques faits particuliers
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On constate parfois, dans la vie des mystiques et extatiques, tel ou tel fait qui pourrait suggérer l'hypothèse de l'hystérie. Nous donnerons un exemple de cécité que nous avons particulièrement étudié. On sait que la cécité fonctionnelle et même la paralysie temporaire se trouvent parfois dans l'hystérie et peuvent durer même en dehors de la crise et assez longtemps.
Dans la Vie de Sœur Marie de Jésus-Crucifié, carmélite arabe, écrite par le P. Estrate (20 éd., 1816, p. 18), il est dit que la servante de Dieu, en sa jeunesse, en Orient, fut atteinte d'une cécité qui dura quarante jours, qu'elle recouvra la vue instantanément après une prière à la Sainte Vierge, et qu'elle sentit à ce moment quelque chose qui lui tombait des yeux. Dans une autre Vie d1927) e la même carmélite, écrite par le P. Buzy (6e mille, 29 sq., le fait est rapporté de la même façon.pp.
Cette cécité de quarante jours est-elle un signe de l'hystérie chez cette carmélite qui eut de fréquentes extases accompagnées de lévitation?
Pour répondre à cette question et à toute autre du même genre, il faut d'abord examiner les qualités physiques et morales du sujet. Dans le cas, le tempérament de la servante de Dieu était un tempérament sain et même fort; sa corpulence et le travail incessant qu'elle donnait ne permettait pas de la classer parmi les névropathes ni parmi les psychopathes. On ne remarqua en elle maladie fonctionnelle. De plus, il n'y a jamais eu chez elle les signes de l'hystérie caractérisée, ni les prodromes, ni les crises avec phase épileptoïde de clownique plastique, passionnelle, ni de délires suivi de l'épuisement du corps. Au lieu de trouver chez elle l'inconstance, le mensonge, on voit la persévérance dans le bien, l'amour de la vérité, la pureté, la réserve et l'humilité.
Le fait de cette cécité de quarante jours serait-il attri-buable, cependant, à l'hystérie? Est-il un symptôme de cette maladie?
Nous ferons à ce sujet plusieurs remarques, applicables à plusieurs faits semblables.
1° La nature de l'hystérie n'est pas encore bien connue; les uns y voient une névrose, les autres une ps chose, d'autres les deux à la fois, à tel point que le professeur Lassègue, de l'Académie de Médecine de Paris, disait, comme le rapportait l'Ami du Clergé (1914, p. 2: « La définition de l'hystérie n'a jamais été donnée, et est possible qu'elle ne le sera jamais... C'est une corbeille dans laquelle on jette les papiers qu'on ne sait où classer. » Cette maladie, n'étant pas encore assez définie, n'a pas encore de symptômes à proprement parler différentiels, comme l'est par exemple le bacille de Koch pour la tuberculose.
Ce qui paraît fixé, c'est le cadre de la crise hystérique. avec ses prodromes et les diverses phases de la crise ; la cécité s'y trouve quelquefois, pas toujours : elle n'est donc pas, parmi les signes de cette maladie cités d'habitude, un symptôme principal.
2° De plus, la cécité ne s'est produite qu'une seule fois dans la vie de la servante de Dieu dont nous parlons.
3° On ne trouve en elle aucun des symptômes particuliers du cadre hystérique, aucun des prodromes, aucune des phases de la crise. Dans le cadre de ces symptômes, la cécité aurait contribué à prouver quelque chose; sans eux elle ne prouve pas.
4° Par contre, le cadre particulier de Soeur Marie de Jésus-Crucifié concorde suffisamment avec celui de l'extase mystique décrite par sainte Thérèse.
5° Les personnes les moins favorables à cette servante de Dieu n'ont jamais dit qu'elle fût hystérique; un médecin qui, à Pau, avait soupçonné cette maladie, et qui chercha à s'en assurer, fut un jour témoin de son état extraordinaire et reconnut que c'était l'extase.
Toutes ces remarques montrent que la cécité momentanée dont nous parlons n'était pas d'origine hystérique.
6' Une confirmation se trouve dans les motifs qui inclinent à penser que ce fut une maladie organique. C'était en effet en Orient, où les aveugles sont notablement plus nombreux qu'ailleurs à cause du vif éclat du soleil, de la blancheur de la terre, des poussières calcaires portées par le vent, à cause aussi de la fraîcheur des nuits et du sommeil sur les terrasses, à cause enfin du manque d'hygiène, des mouches et autres insectes (cf. Die'. de la Bible, art. « Aveugles », col. 1289).
7" Une dernière raison se trouve en ce fait, non négligeable, rapporté par les deux biographes susdits de la servante de Dieu, c'est qu'au moment de la guérison de cette cécité « elle sentit que quelque chose tombait de ses yeux ». C'est la même remarque qui est faite par ceux qui sont guéris d'une cécité organique due à l'albugo, bien connue en pathologie, c'est-à-dire à la tache jaunâtre qui se forme entre les lames de la cornée, en plusieurs inflammations du globe oculaire ou de telle de ses parties.
Ces différentes raisons portent à penser qu'il y a eu là une cécité organique et non pas fonctionnelle, ni par suite hystérique.
On peut examiner de la même manière les faits particuliers plus ou moins semblables à celui-ci, en considérant d'abord les qualités du sujet et les particularités du fait lui-même, pour voir s'il est ou non en relation avec tel ou tel autre symptôme de l'hystérie ou de quelque autre psychonévrose (5).
Le directeur pourra et parfois devra s'éclairer auprès d'un médecin compétent. L'examen attentif, bien conduit au double point de vue médical et spirituel, donnera souvent une certitude morale, surtout s'il s'accompagne de prières, d'un grand désintéressement, d'une parfaite pureté d'intention dans la recherche de la vérité.
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Note
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Dans les « Journées de psychologie religieuse » d'AvonFonlainebleau (ai-as sept. 1938), dont les rapports sont réunis dans les Éludes Carmélitaines d'octobre 1938, on a posé la question : « Dans quelle mesure la sainteté et la haute vie mystique sont elles compatibles avec les troubles pathologiques? » Le P. Bruno organisateur de ces Journées, a cru pouvoir résumer le résultat d'ensemble en cette proposition : « Théologiens et médecins consultés croient possible la concomitance de la vie mystique normale et de certains états psychopathologiques extradémentiels; toutefois, il semble que des anomalies définitives et incrustantes ne soient pas compatibles avec une élévation mystique régulière. » D'accord avec le P. de Guibert et le P. de Tonquédec, nous admettons avec diverses nuances cette proposition. Pendant les mêmes Journées, le D' Achille Delmas, qui admet aussi la possibilité d'une haute vie intérieure dans les moments lucides pour un cyclothymique comme le P. Surin, a déclaré que pourtant la vraie hystérie ne lui parait pas compatible avec une grande hauteur de vie morale, cela constituerait une véritable énigme (cf. Études Carniélitaines, oct. 1938, pp. 188 ss., 235-239).
On lira avec profit sur ces questions l'article du D' l3ioT : Quelques notions élémentaires sur les maladies nerveuses et mentales, dans L'Ami du Clergé, 1939, pp. 17-27 (7).
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— (1 ) Voir à ce sujet les études du' D' PIERRE JANET, L'automatisme psychologique, lo° éd., 1930, Il• p., ch. 111-iv. De l'angoisse à l'extase, 1926. La médecine psychologique, 1928. L 'ouvrage du D' E. RÉGIS, Précis de psychiatrie, 6' éd., 1923, en particulier sur l'hystérie, pp. 954-966; et celui du P. ROBERT DE SINÉ:TT, S. .1., Psychopathologie et direction, 1934. P. A. POULAIN, S. J., Des grdces n'oraison, 10• éd., 1922, III' p., ch. xviu, et p., ch. :Au. Mgr AUG. SAUDREAU, L'État mystique, sa nature et ses phases, 2• éd., 1921, ch. xvii. Voir aussi La Vie Spirituelle (suppl.), juin 1935, un article de G. Rabeau : « Théologie mystique et psychiatrie », et un autre du D' II. Ey : e La notion de psychopathologique dans ses rapports avec les problèmes mystiques. » J. DE TONQUÉDEC, S. J., Anormaux (sanctification des), dans Dict. de spiritualité, t, I, col. 678-689, et articles du D' BIOT sur Les maladies nerveuses et mentales, dans Ami du clergé, ig4, n° 2, p. 17-27.
— (2 ) Op. cit., p. 955.
— (3 ) Cf J 1NET, L'automatisme psychologique, 11' p., ch III-IV
— (4) Op. cit., p. 96o.
— (5 ) 11 faut remarquer aussi, comme le note le D' Régis, op. cil., p. 697-699 (États psychopathiques par hyperfonction thyroïdienne), que des maladies comme celle de Basedow ont des symptômes qui rappellent ceux de l'hystérie; mais « lorsque les troubles psychiques surviennent par crises correspondant aux poussées basedowiennes, le diagnostic ne saurait être douteux », ibidem. Voir dans le même ouvrage, pp. zoo ss., l'article sur les auto-intoxications endocriniennes.
— (6 ) Après; avoir distingué les maladies organiques du système ner veux des maladies nerveuses, il divise celles-ci en névroses, psychonévroses et psychoses.
LES NÉVROSES qui atteignent le système nerveux au point de vue fonctionnel sont l'épilepsie, la maladie de Basedow et les maladies des glandes endocrines, la neurasthénie, dont l'un des syropkimes est l'asthénie, perte notable des forces.
Les PSYCHONÉVHOSES comprennent Hiyperémotivité, avec sa manifestation : l'anxiété; la psychasthénie,, qui se manifeste par l'obsession, le scrupule; la mythomanie des faui, extatiques, faux visionnaires, faux stigmatisés.
LES PSYCHOSES, qui affectent proprement l'activité mentale, ont diverses formes : mélancolie, manie, cyclothymie (manies ou mélancolies revenant par cycle), hallucinations, délire, qui manifestent la désagrégation de la personnalité, tandis que l'unité par subordination et coordination des idées, des sentiments et des vouloirs, est le signe de la santé mentale.
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