Tome II-Partie-4-Chapitre 18
L'union mystique aride et l'union extatique selon sainte Thérèse
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En parlant, dans la Ill partie de cet ouvrage, ch. xxx, des degrés de l'oraison contemplative chez les progressants, nous avons décrit, avec sainte Thérèse (l ), la qiétude aride, puis la quiétude suave, où la volonté seule est captivée par Dieu, et enfin l'oraison d'union simple, où ce n'est pas seulement la volonté qui est saisie par Dieu, mais aussi l'entendement, la mémoire, et où l'imagination est comme endormie, parce que toute l'activité de rame passe en la partie supérieure. Il y a même parois un commencement d'extase ou une suspension initiale de l'exercice des sens extérieurs.
Nous parlerons ici, selon ce qu'a écrit sainte Thérèse dans les VI" Demeures, de l'union aride et douloureuse, qui correspond à la nuit de l'esprit, puis de l'union extatique ou des fiançailles spirituelles, et enfin, au chapitre suivant, de l'union transformante ou mariage spirituel.
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L'union mystique aride el douloureuse
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Sainte Thérèse en parle au début des VI's Demeures, ch. I, mais elle en décrit surtout les phénomènes extérieurs concomitants, tandis que saint Jean de la Croix a montré davantage la nature intime de cet état sous le nom de nuit de l'esprit ou purification passive de l'esprit, ainsi que nous l'avons vu plus haut, au début de la IVe partie de cet ouvrage.
Dieu fait désirer à l'âme le bien immense qu'il lui prépare; et il l'a fait passer par un terrible creuset : « Ce sont, dit sainte Thérèse (2), des murmures des personnes avec lesquelles on a des rapports... Voilà, disent-elles, que celle-ci fait la sainte; elle donne dans les extrêmes... Ceux qu'elle, regardait comme ses amis la quittent. Ils sont même les plus ardents à mettre la dent sur elle... Ce sont des moqueries sans fin, des coups de langue de toute sorte... et parfois ces propos durent toute la vie...
« Mais que dire des peines intérieures? Si l'on pouvait en donner une idée, oh! que les premières paraîtraient légères! Blâme du confesseur, qui craint tout, doute de tout... Angoisse intérieure de l'âme à la vue de sa propre misère... Elle se figure qu'à cause de ses péchés Dieu permet qu'elle soit trompée. Il est vrai qu'au moment où sa Majesté lui accorde ses grâces elle est en assurance et ne peut douter que ce ne soit l'Esprit de Dieu qui agit en elle. Mais comme ses faveurs passent vite et que le souvenir de ses péchés est permanent... le tourment recommence. Le confesseur la rassure-t-il, ce tourment s'apaise, mais c'est pour recommencer. Est-ce lui, au contraire, qui accroît ses frayeurs, la peine devient intolérable, surtout si l'âme se trouve alors dans une de ces 'sécheresses où il semble qu'on n'ait jamais eu ou qu'on n'aura jamais la moindre pensée de Dieu, et où, entendant parler de lui, c'est comme si l'on vous nommait une personne dont on a oui parler il y a longtemps...
« L'entendement est si obscurci qu'il est incapable de saisir la vérité; il croit tout ce que l'imagination lui représente et toutes folies que le démon lui suggère. Notre-Seigneur, sans doute, permet à celui-ci de tenter l'âme et même de lui faire entendre qu'elle est réprouvée de Dieu... Durant cette tempête, on est incapable de recevoir aucune consolation... Il n'y a pas d'autre remède que d'espérer en la miséricorde de Dieu. Et celui-ci, lorsqu'on s'y attend le moins, par une seule parole qu'il adresse à l'âme ou par un événement qui se présente, la délivre de tous ses maux. On dirait qu'il n'y a jamais eu de nuages... et l'âme bénit Notre-Seigneur, car c'est lui qui a combattu pour elle et qui l'a rendue victorieuse. Elle voit jusqu'à l'évidence que ce n'est pas elle qui a livré le combat... Alors elle reconnaît sa misère et le peu dont nous sommes capables par nous-mêmes quand le Seigneur nous retire son secours. Elle n'a plus besoin de réfléchir pour comprendre cette vérité. » Elle entend beaucoup mieux la parole du Maitre « Sans moi vous ne pouvez rien faire » dans l'ordre du salut, et elle est de plus en plus portée à admettre, avec saint Augustin et saint Thomas, que la grâce est efficace par elle-même, qu'elle suscite notre effort, au lieu d'être rendue efficace par lui.
Quelle est la conduite à tenir en celle épreuve? Sainte Thérèse dit au même endroit : « Ces peines venant d'en haut, les objets terrestres n'y peuvent rien. Co grand Dieu veut que nous reconnaissions sa souveraineté et notre misère... Le meilleur moyen pour arriver à supporter ces angoisses, c'est de vaquer à des oeuvres extérieures de charité et de tout attendre de la miséricorde de Dieu. Il ne manque jamais à ceux qui espèrent en Lui... Les souffrances extérieures causées par les démons sont plus rares... et toutes les peines qu'ils peuvent causer sont peu de chose auprès de celles que je viens d'indiquer » (V Demeures, ch. i).
Plus loin, au ch. xi des VI" Demeures, sainte Thérèse parle d'une purification d'amour encore plus douloureuse, qui arrive à l'entrée de la VII' Demeure, « comme la purification du purgatoire introduit au ciel ». Mais alors l'âme a conscience, en endurant cette souffrance, que c'est une éminente faveur.
Après les peines intérieures, décrites au début des VI" Demeures, et où il y a une présence douloureuse de Dieu, l'âme reçoit une telle connaissance de la grandeur divine qu'assez souvent l'extase partielle ou totale s'ensuit.
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L'union extatique, sa mani estation el sa nature
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L'extase est la suspension des sens extérieurs, elle n'implique pas nécessairement la lévitation ou l'élévation du corps au-dessus de la terre.
Cette suspension des sens extérieurs se manifeste par l'insensibilité plus ou moins marquée, le ralentissement de la respiration, la diminution de la chaleur vitale. « On s'aperçoit, dit sainte Thérèse (3), que la chaleur naturelle se retire et que le corps se refroidit progressivement, mais avec une suavité et un plaisir indicibles. »
Le corps devient ensuite immobile, le regard demeure fixé sur un objet invisible; parfois les paupières s'abaissent.
Cet état, au lieu d'affaiblir le corps, lui donne des forces nouvelles (4); il arrive qu'une personne qui d'habitude resterait difficilement à genoux pendant longtemps, y reste sans difficulté en extase.
Quelquefois la suspension des sens est incomplète et permet de dicter les révélations qu'on reçoit, comme il arrivait pour sainte Catherine de Sienne (5).
D'où provient cette perte de l'usage des sens exterieurs en cet état? Elle provient de l'absorption de l'âme en Dieu, qui naît elle-même d'une grâce très spéciale de lumière et d'amour (6). La lumière abondante qui est alors donnée, par exemple sur les mystères de l'Incarnation rédemptrice, de l'Eucharistie comme expression de l'immense bonté de Dieu pour nous, produit une vive admiration et un grand amour de Dieu. La volonté est touchée par l'attrait divin, comme blessée par lui et se porte vers Dieu de tout son élan, comme l'aiguille aimantée vers le pôle. L'admiration de l'intelligence s'accroît par l'amour, et l'amour par l'admiration; comme le dit saint François de Sales, « le regard de la beauté nous la fait aimer et l'amour nous la fait regarder ».
L'âme, étant ainsi ravie d'admiration et d'amour par Dieu, perd l'usage de ses sens parce que toute son activité passe en sa partie supérieure. Saint Thomas a bien noté ce principe : « Cum totaliter anima intendat ad actum unius potentiw, abstrahitur homo ab actu alterius potenti (7) »; lorsque l'âme se porte tout entière à l'acte d'une de ses facultés, l'exercice des autres facultés est suspendu. Si parfois le savant, comme Archimède, est tellement absorbé par la spéculation qu'il n'entend plus les paroles qu'on lui adresse, à combien plus forte raison cela est-il vrai de l'âme contemplative au moment où une grâce très forte lui fait pressentir l'infinie grandeur de Dieu et l'absorbe en cette bienheureuse contemplation. Alors l'extase, qui suit cette contemplation infuse éminente, n'est pas à proprement parler extraordinaire, elle peut être la suite normale de l'absorption de l'âme en Dieu, d'après le principe que nous venons de rappeler. Il en est autrement, nous allons le voir, d'un ravissement qui saisit l'âme brusquement et de façon violente pour l'élever à une haute contemplation, alors il précède cette contemplation au lieu de la suivre.
Dans l'amour extatique, y encore liberté et mérite? Bien certainement (8); comme le montre saint Thomas (9), la liberté de l'acte d'amour, condition du mérite, ne disparaît que lorsque l'âme, au ciel, voit Dieu face à face; alors elle est invinciblement attirée par Lui et l'aime d'un amour souverainement spontané, mais qui n'est plus libre, d'un amour supérieur à la liberté.
La durée de l'extase divine varie beaucoup; l'extase complète ne dure généralement que quelques instants, parfois une demi-heure. Cependant il y a des cas d'extase incomplète prolongée, « cela dure parfois une journée entière », dit sainte Thérèse (10). Il y a même des extases complètes qui ont duré jusqu'à quatre jours, plus encore (11).
L'extasé s'achève d'habitude par réveil spontané, et ce n'est que peu à peu que l'âme retrouve l'usage de ses sens, comme si elle revenait d'un autre monde.
Le réveil peut être provoqué par un ordre d'un supérieur religieux, ordre oral ou simplement mental. Il faut remarquer à ce sujet que, pour l'Église, l'obéissance religieuse au cours de l'extase est un des signes caractéristiques de l'origine divine de celle-ci, et qui écarte l'hypothèse de l'hystérie. L'extatique qui n'obéit pas à un supérieur religieux ou à une supérieure religieuse n'a pas le signe considéré par l'Église comme une pierre de touche, qui montre la conformité de la volonté de l'extatique à la volonté divine exprimée par le supérieur. Il faut bien noter, en effet, que si, dans l'hystérie, il y a suggestion par hypnose, c'est seulement par l'influence d'une volonté impérieuse et d'une imagination forte sur une sensibilité maladive, avec abandon de la volonté, sans aucun mérite. On n'y retrouve pas du tout le caractère moral de l'obéissance religieuse, dans laquelle une volonté humaine se soumet par vertu à la volonté divine et sort même de l'extase pour obéir ainsi.
Les fausses extases sont souvent assez faciles à discerner de la vraie.
L'extase d'origine divine diffère beaucoup de l'extase dite hystérique, parce qu'on ne trouve pas en elle le caractère d'excitation morbide, d'agitation étrange et passionnelle, de délectation toute physique suivie de grande dépression. C'est un mouvement de tout l'être, âme et corps, vers l'objet divin contemplé; c'est, dans un grand calme, l'absorption de l'âme ravie hors de ses sens par une force mystérieuse, généralement à la suite d'une vision reçue dans l'imagination ou l'intelligence (12). La fin de l'extase est le retour à l'état naturel d'une façon calme, avec le simple regret de la disparition de la vision et de la joie céleste qu'elle donnait. C'est ce qu'on a pu remarquer en particulier dans les extases de sainte Bernadette Soubirous, comme en cellés de sainte Thérèse et bien d'autres serviteurs ou servantes de Dieu.
Il faut remarquer aussi que l'évanouissement naturel peut avoir pour cause une surexcitation excessive de l'imagination ou même les vives impressions de l'oraison sur une complexion frêle et débile. Il faut éliminer le plus possible ces évanouissements, leur résister et fortifier l'organisme par une nourriture plus substantielle (13).
Enfin il faut noter qu'il peut y avoir des extases diaboliques, qui sont une sorte d'obsession. Si une personne vit dans le péché et paraît avoir des extases en se livrant à des contorsions déplacées, en laissant échapper des paroles incohérentes qu'elle oublie ensuite, en cherchant les lieux fréquentés pour se donner en spectacle, si de plus, en cet état, elle reçoit des communications qui portent au mal ou au bien pour une fin mauvaise, ce sont autant de signes, comme le dit Benoît XIV, de l'extase diabolique (14).
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En quoi le ravissement se distingue-l-il de l'extase?
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L'extase simple est une sorte de défaillance qui se produit doucement à la suite d'une blessure d'amour. « L'âme, dit sainte Thérèse (15), sent qu'elle vient de recevoir une blessure délicieuse,... dont elle ne voudrait jamais guérir. Elle se plaint à son Époux par des paroles d'amour, et cela même extérieurement. Elle ne peut s'en empêcher parce qu'il lui fait sentir sa présence sans pourtant se manifester de manière à l'en laisser jouir. » C'est comme une entrevue passagère avant l'union plus continuelle, qui sera appelée union transformante ou mariage spirituel.
La défaillance de l'extase s'oppose à l'impétuosité et à la violence du ravissement, dans lequel l'âme est subitement saisie par Dieu comme par une force supérieure qui l'emporte. Saint Thomas l'a noté (16) : « Raptus aliquid addit supra extasim. Nam extases importat simpliciter excessum a seipso, secundum quem scilicet aliquis extra suam ordinationem ponitur; sed raptus super hoc addit violentiam quamdam, »
C'est assez souvent dans le ravissement que se concluent les fiançailles spirituelles (17); l'âme est comme enivrée, elle ne peut s'occuper que de Dieu. Au ravissement succède le vol de l'esprit, où l'âme se croit transportée dans une région nouvelle, toute divine (18).
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Quels sont les effets de l'union extatique?
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Une telle absorption en Dieu produit un grand détachement des créatures dont le néant apparaît de plus en plus; elle produit aussi une immense douleur des péchés commis et de tout ce qui éloigne de Dieu. L'âme voit aussi de plus en plus le prix de la Passion du Sauveur et des souffrances de Marie au pied de la Croix, et elle puise en cette contemplation une patience admirable pour supporter les épreuves que le Seigneur lui enverra encore pour travailler au salut du prochain.
Bref, les effets de l'union extatique sont une grande sainteté de vie. C'est ce qui fait dire à saint François de Sales : « Quand on voit une personne qui en l'oraison a des ravissements... et néanmoins n'a pas d'extase en sa vie, c'est-à-dire ne fait point une vie relevée et attachée à Dieu, par abnégation des convoitises mondaines et mortification des volontés et inclinations naturelles, par une intérieure douceur, simplicité, humilité, et surtout par une continuelle charité, croyez, Théotime, que tous ces ravissements sont grandement douteux et périlleux (19).»
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La purification d'amour
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Après l'union extatique, comme disposition à l'union transformante, il y a une purification d'amour très douloureuse, dont parle sainte Thérèse à la fin des VI" Demeures, ch. xi. « L'âme, dit-elle, se sent comme transpercée par une flèche de feu... au plus intime d'elle-même... Les tourments du purgatoire sont de la nature de celui-ci... La douleur intérieure est si intense que l'âme ne prend plus garde à son corps... Elle éprouve le sentiment d'une solitude étrange; nulle créature sur la terre qui soit capable de lui faire compagnie... tout la tourmente. Elle est comme une personne suspendue en l'air : la terre ne lui offre pas de point d'appui, et elle ne peut s'élever vers le ciel. Elle est consumée par la soif, et il lui est impossible d'atteindre la source.... Il est juste, après tout, qu'un grand bien soit payé cher. L'âme comprend l'inestimable valeur de cette douloureuse purification d'amour, et s'en reconnaît entièrement indigne. »
A ce degré d'intensité, est-il dit au même endroit, ce tourment dure peu : trois ou quatre heures tout au plus; autrement notre faiblesse naturelle ne pourrait le supporter... Ce martyre est douloureux, mais il laisse dans l'âme des effets admirables. Il lui enlève en particulier la crainte des tribulations qui peuvent l'atteindre parce qu'elles ne lui semblent plus rien en comparaison du tourment si rigoureux qu'elle a souffert... Elle est beaucoup plus détachée des créatures parce qu'elle a compris que seul le Créateur peut la consoler et la rassasier (20). »
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(1) IV et V' Demeures.
(2) VI" Demeures, ch. 1
(3 ) Autobiographie, ch. xx.
(4) Ibidem.
(5) L'union extatique ne suspend pas par elle-même les fonctions de la vie organique ou végétative, celles de nutrition, de respiration. Cf. Saint Thomas, De Veritate, q. 13, a . 4, et Il' Il", q. 175, a . 5.
(6 ) Cf. SAINT FRANÇOIS DE SALES, L'Amour de Dieu, I. VII, ch. iv ss.
(7) De Vernale, q. 13, a . 3, et Il' 14", q. 175, a . 2.
(8 ) Bien que certains auteurs aie t dit le contraire, telle est la doctrine certaine, de saint Augustin, de saint Jérôme, de saint Jean Chrysostome, de saint Bernard, de saint Thomas, de Suarez, Alvarez de Paz, Scararrielli, Philippe de la Sainte-Trinité.
(9) P II', q. Io, a. i et 2; 11. 11 q. 175, a . 1, ad 3; P IP, q. ,13, a. 3, ad 2.
(10) V Demeures, ch. v 4
(11) Cf. P. POULAIN, Les grandes d'oraison, I1 partie, ch. avili, n".7,
(12) Cf. infra, V' partie. ch. v : Différences entre les faits divins extraiedinaires et les phénomènes morbides.
(13) Cf. SAINTE THÉB1SE, Le livre des fondations, ch vI . Je conseille aux prieures d'éliminer, avec tout le soin possible, de leurs monastères ces longs évanouissements qui enlèvent aux facultés et aux sens eux- mêmes leur énergie; l'âme ne peut plus s'en faire obéir; et par là on perd des mérites qu:on aurait pu acquérir par une sollicitude constante à plaire à Dieu.
(14) Deservorum Dei beatUleatione, I. III, ch. xrix, n° 5. Dein, Cnjetanus, in Il' Il", q. 173, a . 3.
(15) Chdteau, VI' Demeure, ch. mi.
(16) Il' Il, q. 175, a . 2, ad. a"
(17) Chareau, VI Demeure, ch. 1v.
(18) Ibidem, ch. Y.
(19) Amour de Dieu, I. VII, ch.
(20) Voir aussi SAINTE THeRÈSE, Autobiographie, ch. :cm ; Relation, LIV. SAINT JEAN DE LA CROIX, Nuit obscure, I. I1, ch. xi et suivants; Vive Flamme d'amour, strophe, vers 2, 3, 4; 2' strophe, vers 1 2, 3. Cf. Études Carmélitaines, octobre 1936. pp 208-262. P. CABAIEL DR SAINTE- MADELEINE, L'école thérésienne et les blessures d'amour mystique.
La blessure spirituelle s'accompagne parfois d'une blessure corporelle du cur, qui en est le symbole. Cf. infra, chapitre suivant, et V' partie, ch. iv : « La stigmatisation, la suggestion et l'extase
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