CHAPITRE V
Le défaut dominant ou le ver rongeur
|
Après avoir traité des principaux péchés à éviter, de leurs racines et de leurs suites à mortifier, il convient de parler spécialement du défaut dominant en chacun de nous. Pour procéder avec ordre, il faut d'abord voir ce qu'il est, ensuite comment le connaître ou le discerner, et enfin comment le combattre.
|
Qu'est-ce que le défaut dominant?
|
C'est en nous celui qui tend à prévaloir sur les autres, et par là sur notre manière de sentir, de juger, de sympathiser, de vouloir et d'agir. C'est un défaut qui, en chacun de nous, a une relation intime avec notre tempérament individuel (1). Il y a des tempéraments portés à la mollesse, à l'indolence, à la paresse, à la gourmandise, à la sensualité. Il y en a d'autres portés surtout à la colère et à l'orgueil. Nous ne montons pas tous par le même versant vers le sommet de la perfection; ceux qui sont mous de tempérament doivent, par la prière, par la grâce, par la vertu, devenir forts ; et ceux qui sont naturellement forts au point d'être facilement raides doivent, en travaillant sur eux-mêmes et par la grâce, devenir doux.
Avant cette transformation progressive du tempérament, le défaut dominant d'un chacun se fait souvent sentir. Il est notre ennemi domestique, à l'intérieur de nous-mêmes, car il peut, s'il se développe, arriver à ruiner tout à fait l'oeuvre de la grâce ou la vie intérieure. Il est parfois comme la crevasse d'un mur qui semble solide et qui ne l'est pas, comme une lézarde, parfois imperceptible mais profonde, dans la belle façade d'un édifice, qu'une forte secousse peut ébranler. Par exemple, une antipathie, une répugnance instinctive contre quelqu'un, peut, si elle n'est pas surveillée et corrigée par la droite raison, l'esprit de foi et la charité, produire des désastres dans une âme et la porter à de graves injustices, par lesquelles elle se fait encore beaucoup plus de mal à elle-même qu'au prochain, car il est bien plus dommageable de commettre l'injustice que de la subir.
Le défaut dominant est d'autant plus dangereux qu'il vient souvent compromettre notre qualité principale, qui est une heureuse inclination de notre nature, qui devrait se développer et être surélevée par la grâce. Par exemple, tel est naturellement porté à la douceur, mais si par suite de son défaut dominant, qui est peut-être la mollesse, sa douceur dégénère en faiblesse, en excessive indulgence, il peut arriver à perdre toute énergie.
Un autre, au contraire, est naturellement porté à la force, mais, s'il se laisse aller à son tempérament irascible, la force dégénère en lui en violence déraisonnable, cause de toutes sortes de désordres. En tout homme il y a du noir et du blanc, il y a un défaut dominant, et aussi une qualité naturelle. Si nous sommes en état de grâce, il y a en nous un alirail spécial de la grâce, qui vient généralement perfectionner d'abord en notre nature ce qu'il y a de meilleur en elle, pour rayonner ensuite sur ce qui est moins bon. Quelques-uns sont ainsi plus portés vers la contemplation, d'autres vers l'action. Il faut donc particulièrement veiller à ce que le défaut dominant ne vienne pas étouffer notre principale qualité naturelle, ni notre attrait spécial de grâce. Autrement notre âme ressemblerait à un champ de blé envahi par l'ivraie ou la zizanie, dont il est parlé dans l'Évangile. Et nous avons un adversaire, le démon, qui cherche précisément à développer de plus en plus notre défaut dominant pour nous mettre en conflit avec ceux qui travaillent avec nous dans le champ du Seigneur. Le Sauveur nous dit en saint Matthieu, xiii, 25 : « Le royaume des cieux est semblable à un homme qui avait semé du bon grain dans son champ. Mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint et sema l'ivraie au milieu du froment et s'en alla. » Et Jésus explique que l'ennemi, c'est le démon (v. 39), qui cherche à détruire l'oeuvre de Dieu, en opposant entre eux ceux qui devraient collaborer saintement à une même oeuvre pour l'éternité. Il est habile à grossir à nos yeux les défauts de notre prochain, à transformer un grain de sable en une montagne, en mettant comme une loupe dans notre imagination, pour que nous nous irritions contre nos frères, au lieu de travailler avec eux. On voit par là quel mal peut provenir en chacun de nous de notre principal défaut, si nous n'y sommes pas très attentifs. Il est parfois comme un ver rongeur dans un beau fruit.
|
Comment connaître notre dé faul dominant?
|
Tout d'abord, il est clair qu'il importe beaucoup de le connaître, et de ne pas se faire d'illusion. Cela est d'autant plus nécessaire que notre adversaire, l'ennemi de notre âme, le connaît très bien et se sert de lui pour mettre le trouble en nous et autour de nous. Dans la citadelle de notre vie intérieure, défendue par les différentes vertus, le défaut dominant est comme le point faible, non défendu par les vertus théologales et par les vertus morales. L'ennemi des âmes cherche précisément en chacune ce point faible, facilement vulnérable, et il le trouve aisément.
Il est donc nécessaire pour nous de le connaître aussi.
Mais comment le discerner? — C'est assez facile chez les commençants, lorsqu'ils sont sincères. Mais ensuite le défaut dominant est moins apparent, car il cherche à se cacher et à prendre les apparences d'une vertu; l'orgueil se pare des dehors de la magnanimité, et la pusillanimité cherche à se couvrir de ceux de l'humilité. Il faut pourtant arriver à discerner le défaut dominant, car si on ne le connaît pas on ne peut le combattre, et si on ne le combat pas il n'y a pas de vie intérieure vraie.
Pour le discerner, il faut d'abord demander à Dieu la lumière : « Seigneur, faites-moi connaître les obstacles que je mets de façon plus ou moins consciente au travail de la grâce en moi. Donnez-moi ensuite la force de, les écarter, et, si je suis négligent à le faire, daignez les écarter vous-même, dussé-je en souffrir beaucoup. »
Après avoir ainsi très sincèrement demandé la lumière, il faut s'examiner sérieusement. Comment? En se demandant : A quoi tendent mes préoccupations les plus ordinaires, le matin lorsque je m'éveille, ou quand je suis seul; où vont spontanément mes pensées et mes désirs?
Ici, il faut se rappeler que le défaut dominant, qui commande facilement à toutes nos passions se donne l'apparence d'une vertu, et, s'il n'était pas combattu, il pourrait conduire à l'impénitence; Judas y arriva par l'avarice, qu'il n'avait pas su et voulu dominer; elle l'y conduisit comme un vent violent qui précipite un navire sur les écueils.
De même pour discerner le défaut dominant, il faut se demander : « Quelle est généralement la cause ou la source de ma tristesse et de ma joie? — quel est le motif général de mes actions, l'origine ordinaire de mes péchés, surtout quand il ne s'agit pas d'une faute accidentelle, mais d'une suite de péchés ou d'un état de résistance à la grâce, notamment lorsque celui-ci dure plusieurs jours et nous porte à omettre nos exercices de piété. Alors il faut sincèrement chercher : pour quel motif mon âme refuse-t-elle de revenir au bien?
Il faut encore se dire : « Que pense de cela mon directeur? Quel est, selon lui, mon défaut dominant? Il est meilleur juge que moi. » Nul, en effet, n'est bon juge en sa propre cause, ici l'amour-propre nous trompe. Souvent notre directeur a découvert ce défaut en nous avant nous. Il a peut-être essayé plusieurs fois de nous en parler. N'avons-nous pas cherché à nous excuser?
Ici l'excuse est prompte, car le défaut dominant excite facilement toutes nos passions, il leur commande en maître, elles lui obéissent à l'instant. C'est ainsi que l'amour-propre blessé excite aussitôt l'ironie, la colère, l'impatience. De plus, le défaut dominant, lorsqu'il a pris racine en nous, a une répugnance particulière à se laisser démasquer et combattre, parce qu'il veut régner en nous. Cela arrive parfois à un tel point que, lorsque le pro- chain nous accuse de ce défaut, nous lui répondons : «Je puis avoir bien des travers, mais vraiment pas celui- là (2). »
On peut reconnaître aussi le défaut dominant aux tentations que notre ennemi suscite le plus fréquemment en nous, car il nous attaque surtout par ce point faible de notre âme.
Enfin, aux moments de vraie ferveur, les inspirations du Saint-Esprit viennent précisément nous demander des sacrifices sur ce point-là.
Si nous recourons sincèrement à ces divers moyens de discernement, il ne nous sera pas trop difficile de reconnaître cet ennemi intérieur que nous portons en nous, et qui nous rend esclaves de lui-même : « Celui qui se livre au péché est esclave du péché », dit Jésus en saint Jean , viii, 34. C 'est comme une prison intérieure que nous portons avec nous, partout où nous allons. Il nous faut aspirer ardemment à la délivrance.
Quelle grâce si nous rencontrions un saint qui nous dise : « Voici ton défaut dominant et voici ton principal attrait de grâce que tu dois suivre généreusement pour arriver à l'union à Dieu. » C'est ainsi que Notre-Seigneur appela fils du tonnerre, boanergès (3), les jeunes apôtres Jacques et Jean, qui voulaient faire descendre le feu du ciel sur une bourgade qui avait refusé de les recevoir. On lit en saint Luc, ix, 56 : « Il les reprit en disant : « Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes! Le Fils de « l'homme est venu, non pour perdre des hommes, mais « pour les sauver. » A l'école du Sauveur, les boanergès deviennent des doux, si bien qu'à la fin de sa vie saint Jean l'Évangéliste ne savait plus dire qu'une chose :
Mes petits enfants, aimez-vous les uns les autres » (I Joan., lu, 18, 23). Et comme on lui demandait pourquoi il répétait toujours la même chose, il répondait : « C'est le précepte du Seigneur, et si vous l'accomplissez, il suffit. » Jean n'avait rien perdu de son ardeur, de sa soif de justice, mais elle s'était spiritualisée et s'accompagnait d'une grande douceur.
|
Comment combattre le défaut dominant?
|
Il est très nécessaire de le combattre parce qu'il est le principal ennemi intérieur, et lorsqu'il est vaincu, tes tentations ne sont plus très dangereuses, mais plutôt des occasions d'avancement.
Mais ce défaut principal n'est pas vaincu tant qu'il n'y a pas un vrai progrès dans la piété ou la vie intérieure, tant que l'âme n'est pas arrivée à une vraie et stable ferveur de volonté, c'est-à-dire à cette promptitude de la volonté au service de Dieu qui est, selon saint Thomas, l'essence de la vraie dévotion (4). Pour ce combat spirituel, il faut recourir à trois moyens principaux : la prière, l'examen et une sanction.
La prière sincère : « Seigneur, montrez-moi le principal obstacle à ma sanctification, celui qui m'empêche de profiter des grâces et aussi des difficultés extérieures qui tourneraient au bien de mon âme, si je savais mieux recourir à vous à leur occasion. » Les saints allaient jusqu'à dire, comme saint Louis-Bertrand : « Hic ure, Domine, hic soca, ut in aeternum parcas. Seigneur, brûlez et desséchez en moi tout ce qui m'empêche d'aller à vous, pour que vous me fassiez grâce éternellement. » Le bienheureux Nicolas de Flüé disait aussi : « Seigneur, enlève-moi tout ce qui m'empêche d'aller à Toi; donne- moi tout ce qui me conduira jusqu'à Toi; prends-moi à moi et donne-moi tout à Toi. »
Cette prière ne dispense pas de l'examen, au contraire, elle y porte. Et, comme le dit saint Ignace, il conviendrait surtout aux commençants d'écrire chaque semaine combien de fois ils ont cédé à ce défaut dominant, qui veut régner en eux comme un despote. Il est plus facile de rire sans fruit de cette méthode que de l'appliquer fructueusement. Si nous comptons l'argent dépensé et celui que nous recevons, il est encore plus utile de savoir ce que nous perdons et ce que nous gagnons, au point de vue spirituel, pour l'éternité.
Enfin, il convient grandement de s'imposer une sanction, une pénitence, chaque fois que nous retombons dans ce défaut. Cette pénitence peut être une prière, un moment de silence, une mortification intérieure ou extérieure. Il y a là une réparation de la faute et une satisfaction pour la peine qui lui est due. En même temps, on acquiert ainsi plus de circonspection pour l'avenir. Ainsi plusieurs se sont guéris de l'habitude de faire dés imprécations en s'imposant chaque fois l'obligation de faire une aumône pour réparer.
Avant de vaincre notre défaut dominant, nos vertus sont souvent plutôt de bonnes inclinations naturelles que de vraies et solides vertus enracinées en nous. Avant cette victoire, la source des grâces n'est pas encore assez ouverte sur notre âme, car nous nous recherchons encore trop nous-mêmes et nous ne vivons pas assez pour Dieu.
Il faut vaincre enfin la pusillanimité, qui nous porte à penser que notre défaut dominant est "indéracinable. Avec la grâce, nous pouvons avoir raison de lui, car, comme le dit le Concile de Trente (Sess. VI, cap. II), en citant saint Augustin : « Dieu ne commande jamais l'impossible, mais, en nous donnant ses préceptes, il nous dit de faire ce que nous pouvons et de demander la grâce pour accomplir ce que nous ne pouvons pas. »
On a dit que. ici, le combat spirituel est plus nécessaire que la victoire, car si nous nous dispensons de cette lutte, nous abandonnons la vie intérieure, nous ne tendons plus vers la perfection. II ne faut pas faire la paix avec nos défauts.
Enfin, il ne faut pas croire notre adversaire lorsqu'il cherche à nous persuader que cette lutte ne convient qu'aux saints pour arriver aux plus hautes régions de la spiritualité. La vérité est que, sans cette lutte persévérante et efficace, notre âme ne peut sincèrement aspirer à la perfection chrétienne, vers laquelle le précepte suprême nous fait à tous un devoir de tendre. Ce précepte est, en effet, sans limites : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toutes tes forces, de tout ton esprit, et ton prochain comme toi- même » (Luc, x, 27).
Sans cette lutte, on n'a pas la joie intérieure, ni la paix, car la tranquillité de l'ordre ou la paix provient de l'esprit de sacrifice; lui seul nous établit intérieurement dans l'ordre en faisant mourir tout ce qu'il y a de déréglé en nous (5).
Alors, finalement, la charité, l'amour de Dieu et des âmes en Dieu, finit par prévaloir tout à fait sur le défaut dominant; alors elle occupe vraiment la première place en notre âme et y règne efficacement. La mortification, qui fait disparaître notre défaut principal, nous délivre, elle assure la prédominance en nous de nos vraies qualités naturelles et de notre attrait spécial de grâce. On arrive ainsi, peu à peu, à être soi-même, au grand sens du mot, c'est-à-dire à être surnaturellement soi-même
moins ses défauts. Il ne s'agit pas de copier plus ou moins servilement les qualités d'autrui, ni d'entrer dans un moule uniforme, le même pour tous; il y a une grande variété dans les personnalités humaines, tout comme on ne trouve pas deux feuilles ou deux fleurs parfaitement semblables. Mais il ne faut pas subir son tempérament, il faut le transformer en gardant de lui ce qu'il a de bon, et il faut que le caractère soit, en notre tempérament, l'empreinte des vertus acquises et infuses, surtout des vertus théologales. Alors, au lieu de rapporter instinctivement tout à soi, comme lorsque le défaut dominant règne en nous, on est porté à ramener Tout à Dieu, à penser presque constamment à Lui et à ne vivre que pour lui, en portant en quelque sorte vers lui tous ceux qui viennent à nous.
|
NOTE
|
Pour mieux se connaître, il convient de varier l'examen de conscience, de le faire quelquefois en suivant l'ordre des commandements de Dieu et de l'Église ; d'autres fois en suivant l'ordre des vertus théologales et morales, ou enfin en considérant les péchés qui s'opposent à ces différentes vertus, comme l'indiquent les deux résumés qui suivent :
|
Amour désordonné de soi-même |
|
|
VAINE GLOIRE, d'où dérivent : désobéissance, jactance, hypocrisie, contention par rivalité, discorde, amour des nouveautés, perlinacité.
AGEDIA, DÉGOUT DES GlIOSES SPIRITUELLES, d'où naissent : malice, rancoeur, pusillanimité, découragement, torpeur spirituelle, oubli des préceptes, recherche des choses défendues. |
|
|
|
|
|
|
|
ENVIE, d'où dérivent : haine, médisance, calomnie, joie du mal d'autrait et tristesse de ses succès.
COLÈRE, d'où proviennent : disputes, emportements, injures, vociférations, blasphème. |
|
|
|
|
|
|
|
AVARICE, d'où procèdent ; perfidie, fraude, fourberie, parjure, perturbation, dureté et endurcissement. |
|
|
|
|
|
|
|
GOURMANDISE, qui engendre : plaisanteries déplacées, boullonnerie, l'impureté, discours insensés, stupidité.
LUXURE, d'où procèdent : aveuglement de l'esprit, inconsidération, précipitation, inconstance, amour de soi jusqu'à la haine de Dieu, attachement à la vie présente qui détruit l'espoir de la vie éternelle. |
|
|
|
|
Vertus |
|
Charité |
envers Dieu, et don de sagesse, envers te prochain et miséricorde |
|
|
|
dégoût des choses spirituelles, envie, discorde, scandale. |
|
|
Espérance |
confiance, abandon, et don de o crainte opposé à la présomption |
vertus contraires |
|
|
présomption, désespoir. |
|
|
Foi |
et esprit de foi et dons d'intelligence et de science |
vertus contraires |
|
|
infidélité, blasphème, aveuglement, ignorance coupable. |
|
|
Prudence |
docilité aux bons conseils et don de conseil |
vertus contraires |
|
|
imprudence et négligence, prudence de la chair, ruse |
|
|
Justice |
et vertus annexes de religion, don de piétél,pénitence,piété filiale, obéissance, gratitude, véracité, fidélité, libéralité |
vertus contraires |
|
|
injustice, impiété, superstition, hypocrisie, mensonge. |
|
|
Force |
et don de force, avec magnanimité, patience, persévérance |
vertus contraires |
|
|
.audace téméraire, lâcheté, pusillanimité. |
|
|
Tempérance |
sobriété et chasteté avec douceur et humilité. |
vertus contraires |
|
|
intempérance, luxure. colère, orgueil, curiosité
|
|
|
—(1) Notre tempérament individuel est généralement assez déterminé dans une ligne, selon le principe satura delerminatur ad imam Et c'est pourquoi il a besoin d'ètre perfectionné par les différentes vertus, qui nous permettront d'agir raisonnablement et chrétiennement, selon les différentes circonstances, par rapport aux différentes personnes, par exemple relativement aux supérieurs, aux inférieurs et aux égaux, et Selon les diverses situations où nous pouvons nous trouver.
—(2) Saint Thomas verrait en cela une application du principe formulé par Aristote et qu'il cite souvent : Qualis unusquisque est, lalis finisuide: tur et, chacun juge de, ce qui est bon selon ses dispositions intérieures, bonnes ou mauvaises.
—(3) Marc, lu, 17.
—(4)•, q. 82, a . i et 2.
—(5) Un des défauts dominants les plus difficiles à vaincre est la paresse. Cependant on peut y parvenir avec le secours de la grâce; car Dieu ne commande pas l'impossible, et nous dit de prier pour obtenir la grâce d'accomplir ce que nous ne pouvons pas. |
|