+ Sr Denise Christiaenssens
Ermite de la croix o.f.s.


Ermite laique consacrée
par voeux publics
  mère et grand-mère.

Dans le diocèse de Rimouski..  Qc.Canada

ermite franciscaine consacrée par voeux  public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous l'obéissance de Mgr Pierre André Fournier et amis de ma famille. 
et ami de ma famille depuis quelques années

Je suis une ermite franciscaine qui a été mariée, séparée, divorcée et mon mariage a été déclarer Nul et Invalide, , et je suis aussi mère et grand-mère. J'ai 2 fils et 3 petits fils.

-Ma consécration est pour:
- Ma famille- et les membres o.f.s.- mes amis (es)
- Mes Fils spirituels
- Mes prêtres vivants ou décèdés du monde
- Toute personne qui fait une demande soit en personne ou @, ou Skype et Nsm



DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À DEVENIR PRÊTRE?

LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE

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Titre de la série :
Les Trois äges de la vie Intérieure
Titre de la page:

Tome I
Partie -1- chapitre 10
Perfection et héroicité

Nom de l'auteur:
P. Garrigou-Lagrange.o.p.
CHAPITRE X
Perfection et héroïcité

Pour compléter ce que venons de dire sur la grandeur ou l'élévation de la perfection chrétienne, il faut voir si, de soi elle demande une grande charité et même Phéroicité des vertus.

La perfection requiert-elle nécessairement  une grande charité?

Certains théologiens, comme Suarez (3), ont soutenu qu'on peut être ,parfait sans une grande charité (4). Cette proposition étonnerait beaucoup si on la rencontrait dans les oeuvres de saint Thomas ou de saint Jean de la Croix, car elle semble fort peu conforme à leurs principes. Elle a été pourtant défendue, parce que, a-t-on dit, la charité la plus faible peut déjà vaincre, selon saint Thomas , toutes les tentations, et parce que ce qui manque du côté de l'intensité de la charité peut être facilement suppléé par les vertus acquises. De la sorte, selon cette opinion, quelqu'un peut être parfait sans avoir une grande charité, et inversement celui qui a une grande charité peut n'être pas parfait parce qu'il ne règle pas assez ses passions.

On enseigne, au contraire, communément que la perfection chrétienne requiert une grande charité.

Pourquoi? Parce qu'elle ne s'obtient qu'après un long exercice des vertus infuses et des vertus acquises, exercice par lequel ces vertus augmentent de plus en plus. Et si, au début, « la charité la plus faible pouvait vaincre toutes les tentations », dans la suite elle en triomphe effectivement et elle devient de plus en plus intense. On ne conçoit donc pas qu'un chrétien soit parfait, c'est-à-dire au-dessus des commençants et des progressants, sans avoir une grande charité.

Cependant la perfection ne requiert pas tel degré intense de charité pour ainsi dire mathématiquement déterminé et connu de Dieu seul. Il n'y a pas ici la précision mathématique qui s'observe pour le point de fusion de tel ou tel corps.

Il faut juger de la perfection spirituelle par analogie avec l'âge adulte, qui requiert normalement plus de force physique que l'adolescence, sans exiger cependant un degré de force mathématiquement déterminé.

Cette doctrine se fonde, en outre, sur ceci que la charité augmente à proprement parler de façon intensive plutôt qu'extensivement (5). Déjà, en effet, la moindre charité doit s'étendre à Dieu et à tous les hommes, au moins confusément, sans exclure personne.

Enfin, selon saint Thomas, nous l'avons vu, les trois degrés de la charité qui conviennent aux commençants, aux progressants et aux parfaits, sont des degrés de l'intensité de cette vertu infuse, qui exclut de plus en plus les péchés véniels délibérés et nous détache des choses terrestres pour nous attacher plus fortement à Dieu. Il suit de là que la perfection chrétienne requiert de soi (per se loquendo et non solum per accidens) une grande charité.

Cependant, accidentellement, il arrive que tel chrétien parfait a une moindre charité qu'un grand saint à ses débuts. Sainte Madeleine, sitôt après sa conversion, pou­vait avoir déjà une plus haute charité que bien des parfaits appelés à une moins haute sainteté.

De même, dans l'ordre corporel, il arrive accidentellement que tel adolescent particulièrement vigoureux est plus fort que bien des hommes faits.

Mais s'il s'agit de l'âge adulte en général et de la perfection comme telle, abstraction faite de tel ou tel individu, il faut dire que normalement ils requièrent des forces supérieures à l'âge précédent.

Il faut noter aussi que, avec le même degré de charité habituelle, tel évite plus le péché véniel que tel autre, soit qu'il ait plus de générosité actuelle, soit parce qu'il a moins de difficultés dans son tempérament, moins de travail, moins de contradictions de la part des homme; Sainte Thérèse a noté quelque part que, lorsqu'elle sortai de son monastère pour faire une fondation, il lui arrivait, au milieu de circonstances imprévues, de commettre plus de fautes vénielles, mais aussi d'acquérir plus de mérites, à cause des difficultés à vaincre.

De même, lorsqu'on fait l'ascension d'une montagne, on trébuche de temps en temps, ce qui n'arrive guère sur une route en plaine, mais on a le mérite d'une montée difficile.

Toutes ces raisons montrent que, bien qu'accidentellement, tel parfait ait une charité moindre que tel commençant appelé une très haute sainteté, la perfection requiert de soi une grande charité. Elle ne s'obtient qu'après avoir vaincu de fait bien des tentations et acquis bien des mérites. Comme il est dit dans le livre de Tobie, xii, 13 : « Parce que tu étais agréable à Dieu, il allait que la tentation l'éprouvât.» II est dit aussi : « La tentation éprouve les jusles, comme la fournaise les vases du potier » (Eccli., xxvii, 6). Et Notre-Seigneur dit, à la fin du Sermon sur la montagne, en saint Matthieu, v 11,24 : « Tout homme qui entend ces paroles et les met en pratique est semblable au sage qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et elle n'a pas été renversée, car elle était fondée sur le roc. » Cela montre que bien qu'une faible charité puisse résister aux tentations, elle n'en est victorieuse, de fait, qu'en augmentant et en devenant de plus en plus forte. La vraie perfection chrétienne requiert donc par elle- même une grande charité.

C'est manifeste d'après les principes communément reçus.

L'enseignement de saint Jean de Croix confirme nettement cette doctrine. Il écrit dans la Montée du Carmel, 1. Il, c. vi « Il en est qui se contentent de n'importe quelle forme de recueillement et de conversion; d'autres se bornent à la pratique plus ou moins parfaite des vertus, et sont même fidèles à l'oraison et à la mortification; ce qu'ils négligent, c'est le dépouillement, la pauvreté ou l'abnégation et la pureté spirituelle... Au contraire, ils fuient la croix, qui les rendrait semblables à Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ils se cherchent eux-mêmes en Dieu, et c'est là le contraire de l'amour... Je voudrais convaincre de ceci toute personne spirituelle : le chemin de Dieu ne consiste pas dans la multitude des considérations, modes, manières ou goûts, bien que, de certaine façon, les commençants ne puissent s'en passer; il n'y a qu'un seul point de nécessité absolue, c'est de savoir se renoncer franchement, à l'intérieur comme à l'extérieur, de se sacrifier pour le Christ dans un complet anéantissement. Dans ce seul exercice, on trouvera tous les autres, et bien plus encore. D'autre part, si on néglige cette pratique qui est la somme et la racine des vertus, on ne trouvera que des dérivés secondaires, et le progrès sera enrayé, eût-on des pensées et des faveurs angéliques... Si le spi­rituel arrive à se réduire à rien, ce qui veut dire à prati­quer la plus parfaite humilité, l'union entre l'âme et Dieu sera un fait accompli, et c'est là l'état le plus grand et le plus éminent qu'on puisse atteindre en cette vie. »

Or cet état, qui est la perfection, requiert manifeste­ment une grande charité connexe avec la parfaite humilité dont il est ici parlé. Saint Jean de la Croix dit aussi (Nuit obscure, 1. II, c. xvtii) : « La perfection consiste dans le parfait amour de Dieu elle mépris de soi.»

Cette doctrine, qui requiert pour la perfection une grande charité, est bien conforme à ce que dit saint Thomas des sept degrés de l'humilité; il les énumère ainsi, selon saint Anselme :
1- croire qu'on est méprisable;
2°- souffrir de l'être;
3"avouer qu'on l'est;
4° vouloir que le prochain le croie;
5° supporter patiemment qu'on le dise;
6 ° accepter d'être traité comme une personne digne de mépris;
7° aimer d'être traité ainsi (5). » Alors, vrai­ment, c'est la perfection, ou, comme le dit saint Thomas, ( J'état de ceux qui tendent surtout à adhérer à Dieu, à jouir de lui, qui désirent mourir pour être avec le Christ (6) », et qui ne reculent pas devant les choses difficiles à accomplir pour la gloire de Dieu et le salut des âmes (7).

La perfection ainsi conçue requiert manifestement un grand àmour de Dieu.

Peut-on arriver à une haute charité habituelle sans grand effort et générosité, par de longues années de communion quotidienne et d'actes méritoires assez faibles, de telle sorte que, avec cette haute charité, on resterait notablement imparfait par le manque de générosité à combattre les passions désordonnées?

Quelques théologiens paraissent inclinés à le penser, notamment Suarez dans les passages que nous avons cités au début de ce chapitre.

Cela provient de ce que, pour Suarez, dans la question : de augmento caritalis, les actes imparfaits (remissi) de charité obtiennent aussitôt l'accroissement de charité qu'ils méritent. Il est porté par là même à admettre que la communion, même lorsqu'elle est faite avec peu de dévotion, obtient encore une augmentation notable de charité, et que par l'absolution les mérites perdus revivent au même degré, même si l'attrition du pénitent est juste suffisante.

Sur tous cas points, saint Thomas et les anciens théologiens considèrent beaucoup plus la disposition de ferveur de volonté requise dans le sujet pour qu'il y .ait une augmentation notable de grâce. Selon eux, les actes imparfaits de charité n'obtiennent pas aussitôt l'accroissement de charité qu'ils méritent, mais seulement lorsqu'il y aura un sérieux effort vers le bien (8). De même, la com­munion faite avec très peu de dévotion n'obtient qu'un e faible augmentation de charité; on bénéficie d'autant plus d'un foyer de chaleur qu'on s'en approche davantage au lieu de rester à distance (9). Enfin, selon saint Thomas , par l'absolution, les mérites perdus ne revivent au même degré que si le pénitent a une contrition proportionnée à sa faute et aux grâces perdues (10).

II suit de là qu'on ne saurait arriver à une haute cha­rité sans grand effort, par des années de communion quotidienne et d'actes faiblement méritoires. On peut arriver ainsi à se conserver en état de grâce ou à se relever rapidement après avoir péché mortellement, mais on n'arrive certainement pas ainsi à une haute charité.

La perfection requiert-elle l'héroïcité des vertus?

Si déjà le patriotisme demande l'héroïsme lorsque la patrie est en danger, il est certain que la perfection chrétienne requiert l'héroïcité des vertus, au moins in praeparatione animi, en ce sens que le chrétien doit être prêt, avec le secours de Dieu, même à subir le martyre s'il se trouve dans l'occasion de choisir entre le renie­ment de sa foi et le supplice. Cela est même de nécessité de salut (11), et, à plus forte raison, c'est requis pour la

perfection. En d'autres termes, le chrétien, s'il est fidèle à ses obligations quotidiennes, doit compter que le Seigneur lui donnera, dans les circonstances les plus difficiles, un secours proportionné à la grandeur du devoir. Il est dit dans l'Évangile : « Celui qui est fidèle dans les petites choses l'est aussi dans les grandes » (Luc, xvt, 10). « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et ne peuvent tuer l'âme » (Matth., x, 28). «Ne vous mettez point de peine de la manière dont vous vous défendrez ni de ce lue vous direz, car le Salât-Esprit vous enseignera à Pheure même ce qu'il faudra dire » (Luc, mi, 12). Tous ceux qui veulent vivre avec piété dans le Christ auront à subir persécution (II Tim., in, 12). Nous devons aussi aimer nos ennemis et venir à leur secours s'ils se trouvent dans une grave nécessité.

Aussi saint Thomas (12) enseigne-t-il que les dons du Saint-Esprit sont nécessaires au salut pour nous disposer à recevoir promptement et docilement l'inspiration spéciale du Saint-Esprit, alors surtout que les vertus acquises et même les vertus infuses ne suffisent pas, c'est-à-dire dans les circonstances les plus difficiles.

Si, d'après ces principes, tout chrétien doit subir le martyre plutôt que de renier sa foi ou de la révoquer en doute, que faut-il dire du prêtre qui a charge d'âmes? Il doit, même au péril de sa vie, porter les sacrements à ceux des fidèles qui lui sont confiés qui seraient dans une grave nécessité; il doit, par exemple, aller recevoir la confession des pestiférés. A plus forte raison l'évêque est-il tenu, dans certaines circonstances, de donner sa vie pour son troupeau.

Cependant, avoir l'héroïcité des vertus in praepetra­liane animi, au sens où nous venons de le dire, ne signifie pas avoir les vertus au degré hérotque.

Pour que l'héroïci,té des vertus soit prouvée, comme l'explique Benoît XIV (13), il faut ,quatre conditions
: 1° la matière, objet de la vertu, doit être ardue ou difficile, au-dessus des forces communes des hommes;
2° les actes doivent être accomplis promptement, facilement;
3° avec une certaine joie, celle d'offrir un sacrifice au Seigneur;
4° assez fréquemment, lorsque l'occasion s'en présente.

La perfection chrétienne requiert-elle cette héroicité des vertus?

D'après la doctrine de saint Jean de la Croix, nous allons le voir au chapitre suivant, elle requiert les purifications passives des sens et de l'esprit, qui font dispraître les défauts des commençants et ceux des progressants (14). Or, dans ces purifications ou épreuves intérieures, il n'est pas rare que l'âme ait à résister héroïquement aux tentations contre la chasteté, la patience, puis à celles contre la foi, l'espérance et la charité. Il paraît donc certain, de ce point de vue, que la perfection chrétienne requiert une certaine héroïcité des vertus qui ensuite peut et doit encore grandir.

Et ce paraît être le sentiment de saint Thomas (15) lors­qu'il décrit les virlutes purgatoriae et les virlutes pur­gati animi; les unes et les autres sont fort élevées et ne sont pas inférieures à ce que Benoît XIV appelle vertus héroïques .(16).

Enfin il est certain que la charité chrétienne, qui est ordonnée à notre configuration au Sauveur crucifié pour nous, doit tendre, par là même, à l'héroïcité des vertus.

Cela se déduit de ce qui précède : si, en effet, tout chrétien doit avoir l'héroïcité des vertus in praeparatione animi, et être prêt, avec le secours de Dieu, à subir même le martyre plutôt que de renier sa foi, cet acte héroïque n'est pas au-dessus de ce à quoi est ordonnée la charité, ou l'amour de Dieu par-dessus tout. Cet amour, par sa nature même, préfère Dieu à la vie corporelle et doit donc être disposé au sacrifice de la vie qui, en certaines circonstances, est demandé.

Cela apparaît aussi dans l'énumération des degrés de la charité donnée par saint Bernard et qu'explique saint Jean de la Croix (Nuit obscure, 1. II, c. xix et xx) : « Amor Dei facit operari indesinenler et suslinere in faligabiliter.» C'est ce qui apparaît surtout dans les peines intérieures et extérieures que les serviteurs de Dieu supportent et pour leur purification personnelle et pour travailler, à l'exemple du Sauveur, au salut des âmes.

On peut objecter à cette doctrine que si elle était vraie beaucoup plus de chrétiens parviendraient à l'héroicité, car ce à quoi la charité est de soi ordonnée devrait être le plus souvent obtenu. Or l'héroïcité est rare (17).

A cela il faut répondre qu'il est rare aussi de se con­server toute la vie en état de grâce depuis le baptême sans jamais pécher mortellement, et pourtant la grâce sanctifiante est par sa nature même ordonnée à la vie éternelle et donc a durer toujours, sans jamais être détruite par le péché mortel. Mais nous avons reçu ce trésor très précieux dans un vase fragile, et la sensualité ou l'orgueil peuvent nous le faire perdre. Bien des âmes ne vivent guère que de la sensibilité, assez peu de la droite raison, et pourtant l'âme humaine de soi est raisonnable et immortelle, et la grâce doit la faire vivre d'une vie proprement divine ; c'est ce qu'exige normalement l'état.de grâce.

De même la charité, qui est en tout chrétien, comme elle est le germe de la vie éternelle, semen gloriae, tend par sa nature même à l'héroïcité et, si les circonstances l'exigent, au sacrifice de la vie présente pour rester fidèle à Dieu. Ce que l'amour de la patrie exige en certaines circonstances, l'amour de Dieu et des âmes l'exige plus encore.

Quant à la grande sainteté, elle se manifeste surtout par la connexion ou l'harmonie des vertus même les plus différentes. Tel homme peut bien être incliné par nature à la force, mais il ne l'est pas à la douceur; pour tel autre, c'est l'inverse. La nature est en quelque sorte déterminée ad unum, elle a besoin d'être complétée par les différentes vertus sous la direction de la sagesse et de la prudence. La graude sainteté est ainsi l'union éminente de toutes les vertus acquises et infuses, même des plus différentes, que Dieu seul peut si intimement unir. C'est l'union d'une grande force et d'une parfaite douceur, d'un ardent amour de la vérité et de la justice et d'une grande miséricorde à l'égard des égarés; cela dénote une très intime union avec Dieu, car ce qui est divisé dans le règne de la nature s'unit dans le règne de Dieu, surtout en Dieu lui-même. C'est ainsi que la sainteté.est line image très belle de l'union des perfections divines les plus diverses, de l'infinie Justice et de l'infinie Miséricorde, dans l'éminence de la Déité ou de la vie intime de Dieu. Ainsi les martyrs chrétiens manifestent en même temps la plus grande force dans leurs tourments et la plus grande douceur en priant pour leurs bourreaux (18); ils sont vraiment marqués à l'image de Jésus crucifié.

RÉFÉRENCES
—(1) De statu peifeclionis, 1.1. ch. iv, n" i i et 12.
—(2) Suarez dit, loc. cit. : « Perfectio in quadam concenienti dispositions seu habilitate proxima ad perfecte operandum juxta Christi praecepla et concilia posita est; haec autem bona dispositio cura majori et minori caritatis intensione obtineri et subsistere potesi ; quia nec ex cela intensione provenit, et, licet intensio (caritatis) multum juvet, quod ex ea parte defuerit facile polerit aliunde suppleri. e Ces derniers mots, qui étonneraient beaucoup st on les trouvait dans un article de saint Thomas, signifient, semble-t-il, que les vertus acquises peuvent facilement suppléer au manque d'intensité de la charité. N'est-ce pas diminuer notablement le caractère surnaturel de la perfection chrétienne? Suarez ajoute, ibid., n' 12 : « Potcst aliquis apud Deum esse saaictior et nihilominus imperfcctior... Nec hoc est inconveniens, quia vers sanctitas apud Deum et jus ad aeternam boatitudinem attendftur secundum gradum caritatis et gratiae; perfectio auteur hujus vitae attenditur secundum affectum et dispositionem hominis ad operandum in hac vita, cum promptitudine, facilitate et puritate actionim »

Un thomiste dira : à égal degré de charité habituelle, celui-ci est actuellement plus généreux que tel autre qui se contente d'actes imparfaits (remissi), ou qui ayant cinq talents vit comme s'il n'en avait que trois. De plus, à égal degré de charité habituelle et de générosité actuelle, celui-ci a moins de difficultés intérieures et extérieures que tel autre qui évite aisément tout faux pas parce qu'il marche sur une route plus facile. Mais ce sont des choses accidentelles relatives à tel ou tel individu, tandis que nous traitons ici de la perfection en sot et en général et nous nous demandons si elle exige de soi une grande charité, notablement supérieure à celle des commençants et à celle des progressants.

— (3) S. Thomas, Ill ', d. 31,,.q. 1, a . 3; et 111' Pars, q. ea, a.. fi, ad 3°
— (4) Cf. S. Thomas, Il' II", q. 24, a . 4, ad 1°, 2-; a. 5, ad 2°
— (5) W q. 161, a . 6.
— (6) W q. 24, a . 9.
— (7) III Sent., d 29,a.& q• r.
—(8) 11 q. 24, a 6, ad 1, q 114, a 8, ad 3
—(9) IIP q. 79, a . 8.
— (10) q. 89, a 2
— (11) II' II", q £24, a. 1, ad 3; q. £52, a. 3, ad s.
— (12) 1• Il•, q. 68, a . 9.
— (13) De Servorum Dei beati ficalione, 1.111, ch. am et sq.
.
(14) Nuit obscure, 1. I, ch. si-x; 1.11, ch. j à v. Saint Jean de la Croix y décrit cette purification telle qu'elle arrive chez les contemplatifs appe­lés à la plus haute perfection par le chemin le plus direct; mais il y a quelque chose de semblable chez d'autres, où ces purifications inté­rieures s'accompagnent des peines et difficultés de l'apostolat.
— (15) P Il", q. 61, a 5, et HP, q. 7, a . 2, ad s.
— (16) Saint Thomas décrit ainsi (P 11", q. Si, a. 5) les virtutes purgato­riae Ita quod prudentia omnia mundana divinorum contemplatione despiciat, omnemque animae cogitationem in divins sola dirigat; temperantia vero relinquat, in quantum natura patitur, quae corporis usus requirit; fortitudinis autem est, ut anima non terreatsir propter recessum î corpore, et accessum ad superna; jusiitiae vero est, ut tote anima consentiat ad hujus modi propositi viam, »
Les virtutes purgoli animé (ibiAem) sont encore plus élevées, et sont le propre de quelques serviteurs de Dieu très parfaits : a aliquorum in hac vita perfectIssimorum. Sainte Catherine de Sienne parle de même dans son Dialogue, ch Lsztv, en mentie:Mt:rani le's signes de la charité des parfaits
(I7) Saint Thomas répond à une objection semblable au sujet du nombre des élus (I', q. 23, a . 7, ad 3"). « Le bien proportionné à l'état commun de la nature humaine est le plus souvent obtenu, mais il n'en est pas de même du bien qui dépasse cet état commun. C'est ainsi que, dans l'ordre naturel, les hommes ont assez souvent la prudence indispensable à la conduite de leur vie individuelle, mais il y en a peu qui arrivent à une profonde connaissance des choses qui restent pourtant accessibles à la raison. » L'intelligence humaine n'est pas incapable de les connaître, mais peu d'hommes arrivent de fait à cette connaissance.
— (18) Les faux martyrs, au contraire, ne prient pas pour leurs bourreaux, on ne voit pas chez eux la connexion des vertus les plus diverses, mais leur volonté se raidit par orgueil contre la souffrance, au lieu de s'abandonner à Dieu en cherchant à sauver des âmes


Attention il faut absolument que vous suivez les chiffres sinon vous allez perdre le sens du livre


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12
3
13
4
14
5
15
6
16
7
17
8
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