+ Sr Denise Christiaenssens
Ermite de la croix o.f.s.


Ermite laique consacrée
par voeux publics
  mère et grand-mère.

Dans le diocèse de Rimouski..  Qc.Canada

ermite franciscaine consacrée par voeux  public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous l'obéissance de Mgr Pierre André Fournier et amis de ma famille. 
et ami de ma famille depuis quelques années

Je suis une ermite franciscaine qui a été mariée, séparée, divorcée et mon mariage a été déclarer Nul et Invalide, , et je suis aussi mère et grand-mère. J'ai 2 fils et 3 petits fils.

-Ma consécration est pour:
- Ma famille- et les membres o.f.s.- mes amis (es)
- Mes Fils spirituels
- Mes prêtres vivants ou décèdés du monde
- Toute personne qui fait une demande soit en personne ou @, ou Skype et Nsm



DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À DEVENIR PRÊTRE?

LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE

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Titre de la série :
Mes Cloitres dans la tempête
Titre de la page:

Comment je  jetai le froo aux orties

Nom de l'auteur:
Frère Martial  Lekeux franciscain

I

Comment je jetai le froo aux orties.

Au couvent de Turnhout,  août 1914.

Quam dilecta tabernacula tua, Domine eirtututal... Bercée par les accorde gémissants de l'harmonium, la prière des moines s'épand au pied de l'Autel. Elle est sereine et pure comme le chant d'un chœur d'anges. Et peu à peu, avivée de tendresse, elle se soulève, prend des ailes, les coeurs deviennent brillants comme de. encensoirs; et de toutes ces fanes des flots de parfums s'élèvent, es déroulent, s'épanouissent, réunis, dans une harmonie commune, h l'élancement des pieuses colonnes, qui elles aussi œantent, fusent, jaillissent vers le ciel, et se soudent en un mystique embrassement au-dessus du Tabernacle.

Mon coeur et nia chair exultent de bonheur dans Vo/mur vivant de Dieu... O heureux, Seigneur, ceux qui habituai ta donateurs/ Comme c'est beau, ces Issues hommes dont toutes les forces vives ont été captées et retournées vers le seul idéal d'un amour tout spirituel, et qui sont réunis pour chanter cet amour !

La psalmodie s'attarde, s'apaise en tons plus graves, entrecoupés de silences, puis s'éteint. Sous les bures brunes, les âmes se plongent longuement dans cette chose surhumaine qui faisait s'écrier Platon : a mon cher Socrate, si une chose peut donner du prix à cette vie, n'est-ce pas cette contemplation de l'éternelle Beauté », fin suprême de la pensée et du désir?

La cloche sonne. Le choeur se vide. Voici le cloître, embaumé de silence : ce silence clair et souriant propre aux couvents, fait du recueillement des âmes qui y séjournent.

Toue ces mure ont une âme : ils prient sous L caresse enjouée du soleil. Lee fenêtres à meneaux prient autour des parterres : chaque cellule est une chapelle. Et les fleurs prient aussi autour de la douce Vierge, lys surnaturel d'où monte parmi elles, comme de la plus belle fleur, la plus belle prière.

0 quarta dilecta tabernaeula tuai... Il me semble, dans cette demeure de lumière, être porté par de grandes ailes, qui m'élèvent peu à peu vers les plus hauts sommets où puisse atteindre une âme humaine.

Je suis heureux, infiniment heureux... Et je pense avec ravissement que ce bonheur sublime et substantiel se trouve désormais à l'abri de toutes les contingences, puisqu'en haut il repose en Dieu, en bas, dans le sacrifice : et que la souffrance, qui tue les joies humaines, ne peut plus que nourrir ma joie surnaturelle.

La guerre! La guerre sur les villes de Belgique ! C'est donc vrai, mon Dieu!". Mon esprit, désemparé, cherche en vain à fixer cette chose monstrueuse, énorme, démesurée...

Un bouillonnement de bruits confus monte des rues jusqu'à ma cellule, dominé par instants par le martèlement du tocsin et l'appel haletant du clairon. Il y a une fièvre dans l'air.

... Il y a une fièvre dans mon âme. Mon esprit chevauche, la bride sur le cou. Je vois les troupes qui se forment, qui se ruent vers la frontière... Branle-bas !

Et moi?... Pour la vingtième fois je relis l'odieux papier déplié sur ma table : « Officier démissionnaire »... On ne me rappellera donc pas, moi ! — Partir? je ne puis plus, je suis rivé : j'ai fait voeu— Rivé aux murs de cette cellule sans air ! Rivé, alors que c'est la guerre dans le pays, alors que le tocsin m'appelle, alors que ce clairon m'appelle, qui sonne éperdument l'alarme !... Mon regard s'affole, cherche à fuir... Il se bute aux murs blancs, il se bute aux carreaux plombés : ma cellule, tout à coup, est devenue trop étroite ; et, pour la première fois, je constate que mon coeur n'y est plus : j'ai l'impression très nette que je ne suis plus à ma place.

Comment ! Pendant dix ans je n'ai fait que cela fourbir mes armes, me préparer à pouvoir un jour me croiser pour quelque rédemption. Je n'ai laissé ce rêve de ma vie que pour celui du cloître. Et maintenant qu'il s'offre comme une réalité, je dois rester en place, inutile, les bras vides ! Ah! non, voyons !... Un flot de sang monte à ma tête, mea tempes brûlent,.. Mon Dieu !

Je tombe à genoux. s Mon Seigneur, je T'ai donné mon âme et toute ma vie. Je n'en veux rien reprendre, Tu le sais ... Mais se pourrait-il, Seigneur de toute justice, qu'il me faille, pour Te plaire, laisser commettre ce crime?... Éclaire-moi, ô nia Lumière, montre-moi ce qu'il faut faire... Écoute comme les cloches appellent, vois comme les mères tremblent, et comme leurs fronts ridés ont pâli soudain... Regarde, elles pleurent, les pauvres !

Comme une réponse, une Voix parle en mon âme t « Ils veulent me crucifier de nouveau... Défends- moi, venge-moi, toi qui m'aimes : le second commandement est semblable au premier.

Je comprends. Une grande paix se fait en moi.

Le Père Provincial m'appelle.

Ma demande me brûle les lèvres. Brusquement
— Père Provincial, laissez-moi partir...

Le front du supérieur se plisse. Il réfléchit. Je me fais suppliant :
— Père, s'il vous plalt... Laissez-moi partir ! On ne peut pas comme cela laisser étrangler son pays, tout de même ! Ils auront grand besoin d'officiers, Père, et je connais la défense de Liége...

Il me regarde au fond des yeux.
— Écoutez, me dit-il, je n'ai pas encore de nou­velles bien certaines. Priez, demain vous aurez ma réponse.

Et je prie... Je prie toute la nuit, d'une prière brûlante, comme les enfants prient quand leur mère va mourir... Comment dormir d'ailleurs dans cet air enfiévré, sillonné de clameurs et de coupa de clairon, et de rouges visions qui allument le monde?

Le matin, à la sortie de la Messe, le Provincial m'attend dans le cloître. Il met la main sur mon épaule :
— Êtes-vous toujours décidé?
— Oh l Père Provincial...
— Bon. Vous avez un train à huit heures. Vous pouvez partir.
— Merci, Père, merci !

Il est huit heures moins vingt. Léger, je cours à ma cellule prendre quelques papiers... Au dernier moment, mon coeur, malgré moi, se serre, au regret de tout le bonheur que je laisse entre ces murs clairs... Bah ! ce n'est pas le moment ! De hâtifs adieux aux frères assemblés. — Me voici sur le seuil, avec le Provincial...

Un scrupule hante encore mon esprit. Je dois m'en décharger :
— Père... ce n'est pas mal, au moins, ce que je fais là?

Il m'enveloppe d'un regard profond qui se fait très doux, met mes deux mains dans les siennes...
— Mon fils, vous faites généreusement votre devoir. C'est très bien : allez en paix.

Et d'un geste paternel, il me donne la bénédiction du départ et m'embrasse.

Un confrère m'accompagne : il rejoint Gand, rappelé comme brancardier. Il est temps... Nous avons des ailes : nous courons dans les rues, de toutes nos forces, les jambes empêtrées dans l'habit, et nous crions :« Vive. la Belgique 1 s Et les habitants, sur les seuils, orient aussi, à nous voir courir, et nous sou­haitent bonne chance.

II

Louvain . Arrêt en vue de la gare.

Les nouvelles se lancent, d'un train à l'autre, comme un jeu de balle serré.
— Les Prussiens sont repoussés !
— Les Anglais ont déclaré la guerre à l'Allemagne !
— Les Français sont à Liége !
- Hourrah ! Vive la Belgique!

Partout des transports de troupes de toutes armes. Les bras ont des gestes fous, les mouchoirs, aux portières, font un papillonnement blanc.

Et de tous ces trains qui se croisent, chargés de vies humaines qui vont s'offrir là-bas, une âme jaillit et fuse, unique, immense, qui éclate en un grand cri bourdonnant :
— Vive le Roi ! Vive la Belgique! Ba ne passeront pas...

Ah ! le beau spectacle ! Ce monde, que j'avais cru irrémédiablement perdu dans la veulerie de son égoïsme, je le voyais soudain tressaillir d'idéal, s'arracher à lui-même, et se donner joyeusement pour venger un principe ! J'eus en ce moment-là une des plus grandes joies de ma vie.
— Eh bien ! On n'avance plus?

Un gros pékin, à côté de moi, interrompt la lecture de son journal pour manifester son mécontentement. Il ne communie pas, celui-là, au délire général ces événements l'inquiètent, et cet enthousiasme l'indispose, visiblement. Et il trouve cela bête : il a ses affaires, voyons, et il va être en retard, à cause de tous ces soldats !

Un employé accourt
— Tout le inonde descend ! Le train ne va pas plus loin.

Clameurs, murmures. Les pékins réclament, les soldats rigolent.
— A quand un train pour Liége?
— Pas avant trois heures.
— Zut, alors!

Au quai, je me paye une pipe en terre et un paquet de tabac : il faut bien reprendre le métier. Or qu'est-ce qu'un soldat sans pipe, sinon un corps sans âme?

Trois heures. C'est fâcheux. Que faire?

Des convois de matériel passent, sur la voie de Liége, sans s'arrêter ; mais ils ralentissent fort en gare. On pourrait presque... J'avise un garde!
— Où vont ces trains?
— A Liége.

En voici un qui arrive. Je me poste près de la voie.
— Attention, là ! crie le garde.

Tempête de ferraille, tourbillon des wagons qui me frôlent... Il ralentit, je cherche une poignée.
— Eh là ! en arrière ! crient les employés.

Un wagon plat : je happe un montant, prends de l'élan... Ça y est, je roule, poursuivi par les vociférations des képis à galons.

...Et je file sur Liége. Dans les campagnes, les paysans étonnés peuvent voir cet insolite spectacle d'un moine qui fume sa pipe entre deux caissons d'artillerie sur un transport de matériel de guerre : moyen âge réchauffé... Avec l'odeur du tabac, que je n'ai plus humée depuis trois ans, se réveillent de vieilles ardeurs de soldat ; et ce sont des visions de bataille qui s'envolent avec la fumée bleue de ma pipe.

III

A Ans, on stoppe. Je descends. Voici les portes de Liège. Dans l'air, un grondement, comme un début d'orage, martèle de ses chocs les carreaux aux fa­çades, les coeurs dans les poitrines : c'est la bataille qui, là-bas, de l'autre côté de la ville, est déchainée et déferle sur les forts... Liège tiendra-t-elle?...

Un cabaret s'ouvre sur la chaussée, plein de sol­dats. Des artilleurs : c'est mon affaire. En dépit de mon habit de moine, j'entre.
— Eh bien! Comment vont les choses?
— ...Hem Hem !...
— D'où êtes-vous? Batterie d'intervalle?

Un silence pénible et des regards obliques ré­pondent seuls à mes questions. Qu'est-ce à dire? Je risque encore un essai.
— Qui commande le fort de Barchon?

Mutisme complet. Des clins d'oeil soupçonneux s'échangent. Je comprends que j'ai fait un pas de clerc, et je me prépare à effectuer une retraite en bon ordre.
— Halte !
— C'est un officier qui surgit de son coin et que je n'avais pas aperçu. Il me dévisage d'un regard bourru, évidemment mon costume ne lui revient pas.
— Qui êtes-vous, monsieur?

A mon tour, je l'examine, et, à la vue de son passe­poil bleu d'officier de place, une envie irrésistible me prend de me s payer sa fiole. Je décline le seul titre qui me reste :
— Frère Martial, frère clerc.., d'où pas de clerc.,; d'où...

Sa figure s'empourpre :
— Avez-vous des papiers, monsieur?
— Des papiers? Quels papiers?
— Montres-moi vos pièces d'identité !
— Ah!

Je lui exhibe une moitié de mon brevet de lieutenant la seule qui me reste sur laquelle on peut lire, en travers due Royaume de Belgique, des versets du Cantique des Cantiques.

Son regard me scrute, sévère.
— Vous vous appelez Lekeux?
— J'ai répondu à ce nom, dans le temps. Ses yeux se reportent, indécis, sur le chiffon de papier.
— Et... Vous... vous êtes officier?
— Je le fus.
— ...Est-ce que? Vous n'êtes pas le lieutenant Lekeux, tout de même?
— Mais, plus ou moins.

Son visage s'éclaire d'un souvenir...
— Ah ! Sacristi
Reconnaissance, excuses, poignée de main, et je me retire de ce premier engagement, le sourire aux lèvres, sous les yeux ahuris des sous-offs.

Un quart d'heure plus tard, je suis à la maison. Branle-bas.
— Toi !
— Mes chéris ! Mon papa! Ma chère mamke
— Tu ne vas pas à la guerre, sans doute?...
— Mais si !
— Mais tu ne dois !
— Tout le monde doit.
— C'est vrai.
— Je vais me rengager. Préparez mon uniforme pendant que j'irai au bureau de place.

En ville, c'est une ébullition. Le sang liégeois, allumé par le bruit du canon, bouillonne dans cette foule. Les autos, à une allure folle, les caissons, en vacarme, les troupes bariolées, cyclistes, cavaliers, chasseurs, se croisent, se bousculent, et disparaissent, engouffrés tous dans la même direction : l'ennemi.

Un peloton de lanciers débouche en ouragan sur la place Saint-Lambert, et fend la foule, au galop sur les pavés. Une vieille botresse, qui crie plus fort que les autres, est renversée par un cheval : on la relève, elle hurle : « Vif' li sôdards di Lidge! » Un petit boy-scout en nage saute de son vélo et interpelle les badauds : « Qu'est-ce que vous faites tous ici à regarder?... Les Allemands sont à Saive ! En avant ! » Un groupe compact, hommes et femmes, se forme aussitôt et s'en va, au pas de course... Et de ces masses houleuses aux prunelles brillantes, un bourdonnement s'élève, comme le grondement d'un fauve que l'on a réveillé et qui va bondir — et mordre. Ah ! Liége au coeur de feu! Comme tu es bien restée la vieille cité ardente aux colères généreuses 1 Ton sang n'a pas tiédi depuis les folies de Franchimont ! Voici que de nouveau il coule, et, à grands flots, jaillit sur les hauteurs dans les combats de salut, pour faire fleurir, sur ta vieille couronne, son plus glorieux fleuron !

Au bureau de place, des centaines d'hommes font queue pour s'engager. Je fends les rangs et me présente
— Lekeux, lieutenant d'artillerie démissionnaire.

Je demande à reprendre du service pour la durée de la guerre.

Regards interloqués, chuchotements, discussions. Enfin on me tend un papier :
— Présentez-vous à la caserne Saint-Laurent.

Rentré à la maison, je procède au changement de décors. Hélas ! La guigne d'avoir un frère du même métier que soi ! Évidemment Jules a enlevé tout ce qu'il y avait de sortable dans mon équipement. Je ne trouve plus que des hardes. Que faire? Je ne puis pourtant pas me présenter en moine à la caserne ! J'en ai assez d'être reluqué partout comme un espion ! Enfin, grâce à de savantes combinaisons, je parviens à me composer une tenue : deux pantalons rongés des mites, superposés de telle sorte que les parties saines de l'un recouvrent les brèches de l'autre, une tunique veuve d'insignes, un képi ratatiné où je colle de vieux galons. Avec cela mon crâne rasé et ma face glabre... C'est grotesque. Eh ! mon Dieu! A cela près... Et en avant donc !

Derniers adieux. Ma pauvre mère sourit pour ne pas pleurer — son âme n'a fait que cela dans sa vie héroïque. Mon vieux papa vient, tout boitant, jusqu'au seuil. Juliette murmure : « Tâche de revenir... »

— Et Maggy, ma petite colombe?

— Oh ! celle-là, elle n'est jamais ici. Elle passe sa vie chez les pauvres et chez les vieux pécheurs. Pour le moment, elle soigne des blessés.

— Brave petit coeur ! Embrassez-la pour moi.

A la caserne, mon accoutrement attire immédiatement l'attention. Comme je présente mon sabre à aiguiser, chez l'armurier, je vois un groupe chuchoter dans un coin en me guignant de travers :« Dis donc, — c'est çui-là ! — Faut l'arrêter... »

Un maréchal des logis m'accoste, la main en poche
— Suivez-moi, monsieur.

La moutarde me monte au nes. Ah ! non ! En­core une fois? Je ne suis plus moine à présent !

Je le regarde dans les yeux, et, brusquement :
— Mettez-vous en position Mille tonnerres !

Mécaniquement, le sous-off obéit.
— Suivez-moi, lui dis-je à mon tour.

Il emboîte mon pas, et nous entrons au bureau du colonel. L'adjudant-major est plongé dans ses papiers.
— Parlez, maintenant, dis-je au reltre.

Celui-ci tente de reprendre l'avantage
— Mon commandant, fait-il, je vous amène un individu...

Je me retourne furieux :
— Vous dites?...
— ...Je vous amène ...quelqu'un qui m'a l'air suspect.

Le commandant me regarde, et aussitôt :

— Eh ! mais... c'est Lekeux ! Comment vas-tu, mon vieux? Et tu reviens? C'est bien, ça.

Mon sous-officier, accablé, se confond en excuses, et se retire, penaud.

— Fais pas attention, me dit le commandant on est atteint d'espionite. Hier on a arrêté à Ans un vrai espion déguisé en moine : de là tes mécomptes.

Il me présente au colonel. Je demande à rentrer à Barchon : le fort est attaqué, à ce qu'il parait.

— Non, dit-il, impossible : le fort de Barchon est débordé et cerné. J'ai pour vous une mission de confiance : vous allez prendre la batterie de canons de 15 qui se trouve à la citadelle, et vous la mettrez demain en position à Bellaire.

— Bien, mon colonel.

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Martial-Lekeux-o.f.m.-L-agonie-de-Liege.html

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